Le CIO a défini le cadre d’attribution des prochains Jeux olympiques : le pays hôte des JO 2036 sera connu au printemps 2029, dans moins de trois ans. Ce n’est pas demain, mais presque. L’Italie le sait. Ses dirigeants sportifs et politiques réfléchissent à présenter une candidature pour renouer avec les Jeux d’été, ce qui n’est plus arrivé depuis Rome 1960. Ce mois de septembre doit justement permettre de préciser les choses.
L’échéance de mars 2027
Luciano Buonfiglio, président du CONI, s’affaire personnellement sur ce dossier. Il s’est déjà entretenu avec des maires et des présidents de région, tous enthousiastes à l’idée d’une candidature autour de Rome, avec une partie des épreuves du côté de Naples (notamment la voile). Il s’agit désormais de tâter le terrain plus haut, au sommet de l’État. Selon La Repubblica, Buonfiglio souhaite échanger avec le gouvernement sur le sujet dans les prochaines semaines pour obtenir des garanties, nécessaires pour se lancer dans la course. Le CIO a fixé la première échéance à mars 2027, moment où la commission exécutive « sélectionnera, parmi les parties intéressées participant au dialogue permanent, celles qui seront admises au dialogue stratégique. Au cours de cette nouvelle phase transitoire, ces parties intéressées devront répondre au questionnaire pour le futur hôte et fournir les garanties financières essentielles. »
Le contexte ne sera pas forcément le plus simple à appréhender puisque 2027 sera une année d’élections législatives en Italie, mais le CONI n’a pas le choix : le CIO a établi le calendrier, et il faut s’adapter. Les comptes du comité d’organisation des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026 sont une autre épine dans le pied : ils ne sont pas encore finalisés, mais un déficit conséquent se profile. La fin d’année éclaircira la situation, mais l’Etat, les régions et les villes hôtes ont déjà eu le temps de se faire à l’idée qu’elles devraient mettre la main à la poche pour boucher les trous, évalués en dizaines – voire en centaines – de millions d’euros. Pas idéal pour préparer une nouvelle candidature.
Le président du CONI a commencé à travailler sur un dossier reposant sur un maximum d’installations existantes, et Rome a l’avantage d’en compter un grand nombre avec le Foro Italico, héritage des Jeux d’été 1960 – doté d’un stade olympique de 70.000 places, de courts de tennis utilisés chaque année pour le Masters 1000 et d’une piscine déjà sous les projecteurs des Championnats du monde de natation 2009 et des Championnats d’Europe 2022. Il reste maintenant six mois afin de monter un dossier suffisamment solide pour être retenu par le CIO. Ou reporter cette ambition olympique à 2040.

