Dopage - 01/04/2020

La Grande-Bretagne prévient les tricheurs

La crise sanitaire mondiale et le confinement imposé dans un nombre grandissant de pays favorisent-ils le dopage ? Certainement. Dans plusieurs grandes nations, dont la Russie et le Canada, les agences nationales antidopage ont reconnu ces derniers jours avoir dû mettre entre parenthèses leur programme de contrôles et de suivi des athlètes de haut niveau. En Grande-Bretagne, en revanche, la lutte continue. Comment ? Mystère. Mais la directrice de l’Agence britannique antidopage (UKAD), Nicole Sapstead, a profité d’une interview à la BBC pour avertir les éventuels tricheurs. « Que ce soit maintenant, lorsqu’ils pensent être hors du radar, ou à tout autre moment, mon message à leur intention est très, très clair : nous continuerons à traiter les renseignements, a-t-elle assuré. Nous continuerons de surveiller les lieux, nous continuerons de surveiller l’ensemble des informations dont nous disposons, comme les passeports biologiques des athlètes. Tout cela nous aide à nous faire une idée de ce qu’un athlète pourrait faire pendant cette période. S’ils pensent qu’ils vont s’en sortir, ils se trompent lourdement. Au moment où les organisations antidopage recommenceront à intensifier leurs activités, nous les poursuivrons. » La mise est garde est sans nuance. Mais la réalité s’avère moins claire. Nicole Sapstead l’a reconnu face à la BBC : la mise à l’arrêt du sport et les mesures de confinement rendent très complexes les contrôles antidopage, dont la réduction va poser à terme des problèmes « évidents » pour la crédibilité des compétitions.

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