
Photo : FFCK.
Les tribunes temporaires ont disparu, mais l’énergie du public était bien là à Vaires-sur-Marne, du 3 au 6 septembre, pour la Coupe du monde de canoë-kayak slalom. Un an après les Championnats d’Europe, le stade olympique a retrouvé les céistes et kayakistes pour sa deuxième grande compétition internationale post-JO. L’occasion parfaite d’entretenir la flamme de Paris 2024.
De grands événements, mais pas que
Plus de 16.000 spectateurs ont franchi les portes du Stade Nautique Olympique d’Île-de-France pendant les quatre jours de compétition. Il y avait de bonnes raisons de venir, à commencer par le plateau, avec des stars comme Jessica Fox et de nombreux athlètes français. Ces derniers n’ont pas manqué leurs retrouvailles avec le site olympique et ont embrasé la foule : Marjorie Delassus, Camille Prigent, Joris Hello, Mathurin Madore, Titouan Castryck et Martin Cornu sont tous montés sur le podium. L’enjeu était aussi de promouvoir les sports de pagaie auprès du public, et pas seulement en étant assis dans les tribunes : tests des nouveautés en matière de matériel, créneaux de navigation libres pour profiter du bassin olympique, un Challenge ouvert à tous en équipes, etc.
« Nous souhaitons accueillir davantage d’événements ici, davantage de Coupes du monde et de Championnats d’Europe. Mais nous voulons également proposer de nombreuses activités sur place pour que les gens puissent venir vivre des expériences, explique Pierre Martens, responsable des événements à la FFCK. C’est formidable de voir les athlètes du monde entier, mais c’est tout aussi formidable qu’il se passe toujours quelque chose. » Les écoles locales ont été associées à cette Coupe du monde et environ 10.000 écoliers ont pu se rendre sur place. De quoi les sensibiliser aux sports de pagaie, et peut-être en pousser une partie à se jeter à l’eau.
« Notre objectif pour les dix prochaines années est que tout le monde puisse venir s’entraîner sur l’eau ici. Que ce soit sur le stade ou sur le lac, nous voulons que les gens viennent », ajoute Sébastien Tester, responsable des compétitions au sein du comité d’organisation. Un protocole de partenariat a été signé entre la Région Île-de-France, la Fédération française de canoë-kayak et le comité régional afin de « formaliser une collaboration engagée de longue date en faveur du développement et de la promotion des sports de pagaie en Île-de-France ». De quoi rassurer, même si la base de loisirs dont fait partie le stade nautique perd de l’argent chaque année.
« C’est un bijou et nous souhaitons continuer à offrir aux Franciliens les loisirs qu’ils désirent. Cela a toujours été la volonté de la région de ne pas privatiser ni de vendre, confiait Patrick Karam, vice-président du conseil régional chargé des sports, en début d’année. Le site a été largement modernisé pour les Jeux, et l’élu a annoncé de nouveaux investissements « sur les modèles des bases de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines) et de Bois-le-Roi (Seine-et-Marne) » pour en assurer la pérennité.

