INTERVIEW - 09/05/2016

Ludivine ROOSEBEKE

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Vingt-sixième épisode: la Française Ludivine Roosebeke, directrice déléguée aux partenariats au comité de candidature de Paris pour les Jeux de 2024

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif ?

Ludivine Roosebeke: Je suis tombée très tôt dans la marmite! Pendant mes études en école de commerce, déjà, je me suis lancée dans l’événementiel sportif, avec les Mondiaux d’athlétisme en 2003 et le Trophée Lancôme de golf. Mon diplôme en poche, j’ai eu la chance de participer à l’aventure de la candidature de Paris aux Jeux de 2012, où j’étais chargée des partenariats. Par la suite, j’ai rejoint l’agence IMG à Paris, où j’ai notamment accompagné la Fédération française de golf dans sa candidature pour la Ryder Cup 2018. J’y suis restée 5 ans. En 2011, direction Lausanne pour travailler au CIO, où j’étais en charge de deux des Top sponsors, Atos et Omega. Deux ans plus tard, j’ai été recrutée par l’un deux, Omega, pour m’occuper de ses partenariats dans l’athlétisme et le bobsleigh.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Après plusieurs années en Suisse, j’ai eu envie de revenir en France. Depuis le mois de septembre 2015, je suis directrice déléguée aux partenariats au sein du comité de candidature de Paris pour les Jeux de 2024. Ma mission est double: constituer un groupe de partenaires officiels de la candidature, et engager le monde économique dans ce projet qui va bien au-delà de la seule période des Jeux olympiques et paralympiques.

Que représente à vos yeux la francophonie sportive?

Tout à la fois un réseau, une communauté de valeurs et une ouverture sur le monde. Les francophones du sport, nous avons une culture commune et sommes heureux de la partager. Je l’ai ressenti de façon très nette en Suisse, pendant mes années au CIO ou chez Omega. J’évoluais dans un environnement très international, mais l’influence du réseau francophone restait forte.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio 2016?

Une célébration unique, renouvelée tous les deux, d’un événement magique à la portée bien plus large que les deux semaines de compétition. J’aurai la chance de la faire vivre aux partenaires de Paris 2024. Nous en avons aujourd’hui 10, nous devrions en compter 15 au moment des Jeux de Rio. Ils vont nous accompagner au Brésil. Nous allons partager avec eux cette expérience.

Les valeurs et la pratique du sport peuvent-elles, selon vous, favoriser le « vivre ensemble »?

J’en suis convaincue depuis longtemps. Une conviction qui explique ma volonté, dès la fin de mes études, de travailler dans le mouvement sportif. Le sport constitue un lien social unique. Grâce au sport, j’ai pu vivre des moments et des expériences où des gens venus de cultures, de milieux et d’horizons très différents se retrouvaient et partageaient quelque chose.

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