— Published 30 July 2020

La FFE ne veut plus de Versailles

Tony Estanguet doit sérieusement regretter d’avoir annoncé un peu partout, au cours des dernières semaines, la volonté du comité d’organisation des Jeux de Paris 2024 d’effectuer dans les mois à venir une profonde révision du projet. Elle alimente déjà la polémique. Pour preuve la campagne lancée par les opposants au site du château de Versailles pour les épreuves olympiques d’équitation. Le maire de la commune de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher), Pascal Bioulac, a parlé le premier en écrivant à Emmanuel Macron pour vanter les mérites de ses infrastructures équestres, utilisées par la Fédération française d’équitation (FFE) comme parc équestre fédéral. Mercredi 29 juillet, le président de la FFE, Serge Lecomte, lui a emboîté le pas pour soutenir à son tour l’option Lamotte-Beuvron. “Pour l’avenir de l’équitation et pour des questions de bon sens, je demande à Paris 2024 de regarder cette solution de plus près », a-t-il expliqué, cité par l’AFP. Serge Lecomte n’a jamais fait mystère de son peu d’enthousiasme pour le choix de Versailles, certes spectaculaire et télégénique, mais “coûteux” et d’un “héritage nul” pour l’équitation française. Le président de la FFE avait fini par s’y résoudre, sous la pression du COJO et de la Fédération équestre internationale (FEI). Mais l’annonce d’une révision du projet, imposée par un souci d’économies, et le contexte économique post-COVID, relancent le débat.