INTERVIEW - 30/05/2016

Florida BADIASHILE

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Vingt-neuvième épisode: le Congolais Florida Badiashile, coordinateur technique au comité olympique de la République démocratique du Congo

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif?

Florida Badiashile: Je suis issu du taekwondo, ma discipline de cœur et de passion. J’étais ceinture noire à l’âge de 11 ans. Très jeune, je me suis lancé dans l’événementiel en organisant le Tournoi de Noël de taekwondo en RD Congo. En 2007, j’ai fait partie d’un petit noyau de passionnés qui a intégré la fédération. J’en étais le trésorier général adjoint. Par la suite, je suis parti à l’étranger pour parfaire ma formation d’entraîneur, d’abord en Corée du Sud, puis à Montréal où j’ai étudié les sciences du sport. A mon retour au pays, en 2013, j’ai proposé à mes dirigeants un diagnostic complet sur la situation du taekwondo en RDC.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Je suis à la fois coordinateur technique au comité national olympique et entraîneur national en chef du taekwondo. La première de ces deux missions constitue une étape vers la mise en place de la Direction technique nationale du CNO. Elle est actuellement en phase de création, avec deux entraîneurs. J’aurai la charge des disciplines individuelles, un collègue s’occupera des sports collectifs.

Que représente à vos yeux la francophonie sportive?

Une grande famille sportive et culturelle. Mais aussi, plus encore, un lieu d’échanges, de partage et d’expériences. J’ai eu la chance d’en profiter très récemment en étant invité à l’INSEP, à Paris, à participer au premier stage d’entraîneurs francophones organisé à l’initiative de l’AFCNO (Association francophone de comités nationaux olympiques, ndlr). Pour aller de l’avant dans mon métier de formateur , j’ai besoin d’échanger avec ceux qui m’ont précédé. Le stage à l’INSEP a constitué pour cela une formidable opportunité.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio 2016?

Une athlète de la République démocratique du Congo a réussi à se qualifier pour les Jeux de Rio, en taekwondo, dans la catégorie des moins de 49 kilos. Je vais l’accompagner. Etre à ses côtés aux Jeux, partager son aventure constitue la réalisation d’un rêve. Et, en même temps, la première vraie étape marquante de mon parcours d’entraîneur.

Les valeurs et la pratique du sport peuvent-elles, selon vous, favoriser le « vivre ensemble »?

Sans le moindre doute. Le sport reste un outil fondamental de formation de l’individu, à tous les niveaux. Il permet de transmettre des valeurs essentielles. Le sport m’a construit en tant qu’être humain. Il m’a aidé à comprendre le monde, à mieux connaître et respecter les autres.

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