INTERVIEW - 16/02/2016

Mélanie DUPARC

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Quinzième épisode: la Suissesse Mélanie Duparc, secrétaire générale de l’Union mondiale des villes olympiques

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif international?

Mélanie Duparc: J’ai longtemps travaillé pour l’administration communale de la ville de Lausanne. Je m’occupais notamment des questions de durabilité, en particulier sur les événements sportifs locaux et internationaux. Je devais par exemple veiller à ce que ces manifestations aient un impact positif sur la ville et sur ses habitants. En 2013, le maire de Lausanne a proposé mon nom pour le poste de secrétaire général de l’Union mondiale des villes olympiques, une association très concernée par les questions de développement durable.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

En ma qualité de secrétaire générale de l’Union mondiale des villes olympiques, mes tâches sont multiples. Je dois animer le réseau des villes olympiques, où sont rassemblées les villes ayant déjà accueilli les Jeux et celles qui vont le faire dans un avenir proche. En leur offrant, notamment, une plate-forme d’échanges et de partage d’expérience. Nous recensons également les bonnes pratiques et les valorisons. Une mission menée en étroite collaboration avec le CIO. Enfin, il me revient d’animer ce réseau des villes olympiques, grâce à un événement annuel, le « Smart Cities & Sport Summit », et par le biais de la plate-forme en ligne que nous avons lancée en début d’année.

Que représente à vos yeux la francophonie sportive?

Elle occupe une place très importante dans notre association. L’Union mondiale des villes olympiques est basée à Lausanne, ville francophone. Ses deux langues officielles sont le français et l’anglais. Une partie de nos activités se fait donc en français. Mais la francophonie sportive représente surtout à mes yeux un réseau très important, au sein duquel la langue française favorise les échanges, la coopération et les contacts.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio en 2016?

Ils seront mes premiers Jeux olympiques d’été. J’espère qu’ils pourront jouer leur rôle d’inspiration pour la jeunesse et pour la pratique sportive, qu’ils auront un impact positif et durable sur la ville de Rio, sur sa région et sur ses habitants. A titre plus personnel, je souhaite que l’équipe de Rio puisse, après les Jeux de 2016, enrichir notre association et son réseau de l’expérience acquise avec cet événement. Aujourd’hui, Rio de Janeiro compte au sein de l’Union mondiale parmi les villes appelées à organiser les JO. Elle passera bientôt dans le camp de celles ayant déjà accueilli les Jeux.

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