Zone de turbulences pour les Alpes françaises 2030. Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations du COJOP, a claqué la porte en pointant une « dérive importante » et en affichant ses doutes sur le « succès du projet que ce soit en matière de délais et de coûts », comme le rapporte L’Equipe. Un épisode qui intervient alors que le directeur de la communication du COJOP, Arthur Richer, vient tout juste de présenter sa démission.
Dans ce contexte, la prise de parole de Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, président de la commission de coordination des Jeux 2030, était attendue avec attention mardi à Milan. Il a gentiment mis la pression sur le COJOP en appelant à travailler « en équipe ». À quatre ans de l’échéance, « plusieurs décisions clés restent en suspens, et le rythme de livraison doit s’accélérer dans l’ensemble des chantiers », prévient-il, en faisant notamment allusion à la carte des sites et au programme des sports.
Chair of the Coordination Commission Baron Pierre-Olivier Beckers‑Vieujant reports to the 145th IOC Session with the latest progress updates on the French Alps 2030 Olympic Winter Games. 👇 pic.twitter.com/bMqUAhhqrc
— IOC MEDIA (@iocmedia) February 3, 2026
« Une fois les Jeux de Milan-Cortina terminés, l’attention du monde se portera rapidement sur 2030 : les attentes augmenteront, le rythme s’intensifiera, le travail à accomplir est considérable, et l’horloge se mettra à sonner encore plus fort. Mais mon sentiment est que si vous travaillez en équipe forte et confiante, une équipe collective guidée et inspirée par la vision et la mission de ce projet, ensemble vous ne pouvez que réussir », a-t-il ajouté de manière diplomatique et optimiste.
Ces derniers jours, Edgar Grospiron s’est rendu au Sénat, pour une table ronde sur le financement des Jeux, et a participé au premier comité départemental dédié aux JOP 2030 dans les Alpes-Maritimes. Il sera en Italie avec d’autres représentants pour observer le fonctionnement des Jeux et recueillir des informations pertinentes.

