Tempête sous un crâne. Le monde du hockey sur glace se tire les cheveux depuis que le TAS a décidé de réintégrer la Russie au niveau international. Plusieurs fédérations européennes ont manifesté leur désaccord, dont la France, qui a renoncé à participer à la Coupe du monde de para hockey sur glace. « Un drame pour nos athlètes. Mais nous devions montrer notre soutien à l’Ukraine », explique Pierre-Yves Gerbeau, le président de la Fédération (FFHG), à L’Equipe.
Le retour de la Russie bouscule aussi l’architecture des tournois. L’Estonie, pays hôte du Mondial de la Division 1A, sera-t-elle envoyée en D1B pour que la Russie puisse prendre sa place ? Le cas échéant, le tournoi serait-il maintenu en Estonie ? « C’est un bordel sans nom », dénonce Pierre-Yves Gerbeau, qui s’interroge aussi sur l’organisation, en France, du Championnat du monde 2027, en présence d’une équipe russe, compte tenu des nombreuses menaces de boycott.
« Si le Mondial 2027 n’a pas lieu, on se met en danger, avertit-il. Le Mondial, c’est 75 % des revenus annuels de l’IIHF. En plus, la NHL va débarquer avec sa Coupe du monde (à partir de 2028). Cela menace le modèle économique de l’IIHF. Celle-ci doit organiser une réunion, un sommet, et négocier sur les conditions du retour des Russes : laisser un an pour tout organiser. »
Jeudi, le TAS a pris acte des réactions suscitées par la décision du 30 octobre dans une communication envoyée aux médias, tout en rappelant qu’elle avait tranché sur le fond juridique et sur la seule base des arguments et des éléments de preuve présentés par les parties. Il a précisé que la décision complète, « y compris les arguments avancés et les motifs juridiques », sera publiée dans les meilleurs délais.

