— Publié le 14 octobre 2026

L’athlétisme russe toujours en stand-by face à la fermeté de World Athletics

Institutions Focus

Sebastian Coe reste droit dans ses bottes. Les Jeux olympiques de Los Angeles sont en ligne de mire, mais contrairement à la plupart des Fédérations internationales, World Athletics suit sa propre voie. Une voie sans issue pour les athlètes russes, malgré le changement de posture du CIO en juillet. « Notre position n’a pas changé. Il ne s’agit ni de politique ni de passeports, mais bien de l’intégrité de la compétition, a-t-il confié à l’AFP en septembre. Chaque position que j’ai adoptée, que ce soit lors de la création de la première Commission des athlètes du CIO ou dans le cadre de mes prises de position personnelles, repose sur l’intégrité et la compétition. C’est important pour moi, donc notre position ne changera pas. »

Le Tribunal arbitral du sport pour trancher ?

La semaine passée, la Russie était représentée en force dans la piscine de Tashkent pour la Coupe du monde de natation : 31 nageurs russes dans l’eau, sous leur drapeau, ce qui en faisait la deuxième plus grosse délégation de la compétition derrière celle du pays hôte, l’Ouzbékistan. Le contraste est saisissant avec la situation dans l’athlétisme, où Sebastian Coe ne laisse pas la moindre petite ouverture.

Le Conseil de World Athletics et le groupe de travail sur le statut des Russes et des Biélorusses ont étudié « une voie conditionnelle de retour à la compétition internationale ». Toutefois, Coe expliquait en juillet que les sanctions visant à « protéger l’intégrité et l’équité des compétitions » restaient en vigueur puisque « aucune avancée concrète vers des négociations de paix ne s’est matérialisée ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky parlait récemment de possibles pourparlers d’ici la fin du mois d’octobre, mais le chemin semble encore sinueux pour mettre fin à la guerre.

La Russie dénonce une « discrimination », de lourdes conséquences pour les athlètes mais aussi pour le développement de l’athlétisme dans le pays, et espère que le Tribunal arbitral du sport lui offrira une issue de secours. Elle a formulé deux appels, un en juillet, l’autre en août. Le TAS était allé dans son sens l’hiver dernier en contraignant la Fédération internationale de ski et de snowboard à réintégrer les athlètes russes. Plusieurs d’entre eux avaient pu participer aux Jeux d’hiver sous bannière neutre.

« Le président de World Athletics, Sebastian Coe, n’a même pas répondu à l’appel des athlètes, officiellement déposé dès le milieu de l’été, se désole la Fédération russe d’athlétisme. Nous estimons que cela est inacceptable. Les personnes qui ont consacré leur vie à l’athlétisme ont le droit d’être entendues par les dirigeants de la fédération internationale. La Fédération russe d’athlétisme continue de faire appel de la décision de World Athletics devant le TAS et fera tout son possible pour assurer le retour de nos athlètes sur la scène internationale. » Des athlètes russes en ont aussi appelé aux Nations unies.