Le Snow Park de Livigno sera l’un des premiers sites des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026 à entrer en action, dès le jeudi 5 février, avec les qualifications masculines du snowboard big air. Le compte à rebours est enclenché, et le comité d’organisation attendu au tournant. La Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) a multiplié les coups de pression ces dernières semaines, exprimant son inquiétude quant aux conditions de compétition.
« Une situation dans laquelle on n’aurait jamais dû se retrouver »
Livigno accueillera toutes les épreuves de snowboard et de ski acrobatique. Au total, 26 champions olympiques y seront couronnés. Un site stratégique, donc, pour la FIS. Il y a un mois, son secrétaire général, Michel Vion, s’inquiétait du retard pris par l’organisation au niveau du système de neige artificielle. « Apparemment, la retenue collinaire est finie, mais ils n’ont pas eu les autorisations pour remplir le lac encore. Un réservoir sans eau, c’est compliqué. On a quand même un peu de souci parce que le besoin en neige est important pour ces disciplines, expliquait-il à l’AFP. Si on veut garantir des Jeux en bonne et due forme, il ne faut pas que de la neige naturelle, il faut de la neige artificielle aussi, pour consolider la neige plus compacte, plus humide. »
Le président Johan Eliasch a encore accentué la pression dans les jours qui ont suivi. « Le gouvernement italien et les régions qui organisent les Jeux ont encore beaucoup de travail et elles doivent accélérer. On les appelle trois fois par jour, matin, midi et soir, glissait l’ancien candidat à la présidence du CIO. J’espère que ça ira. On a un plan B, un plan C, un plan D… Mais c’est malheureux de se retrouver dans une situation dans laquelle on n’aurait jamais dû se retrouver. » La pique est arrivée jusqu’aux oreilles du comité d’organisation, qui semble être revenu dans les clous.
En temps et en heure
Juste avant Noël, la Société en charge des infrastructures des Jeux (Simico) a tenu à rassurer. Une canalisation a cédé le 12 décembre, ce qui a occasionné du retard. « Après cinq jours, le problème a été résolu, expliquait Fabio Saldini, commissaire de la Simico, devant la presse. Nous avons avancé la production de neige et, à ce jour, nous avons respecté la date de début prévue. Nous remplissons le bassin avec environ 14.000 m³ d’eau par jour, ce qui nous permet de garantir 28.000 m³ de neige par jour. Les 53 canons fonctionnent tous parfaitement, ce qui nous permet de produire 3.500 m³ de neige par heure. »
Pas d’inquiétude à nourrir du côté des organisateurs, qui livreront le Snow Park de Livigno « d’ici le 20 janvier, afin que le test event puisse avoir lieu entre le 20 et le 25 janvier ». Saldini insiste : « Tous les problèmes qui sont survenus, inhérents à la gestion normale des travaux, ont été brillamment résolus sans laisser de traces. » Il a également mis en avant les progrès réalisés pour les épreuves aériennes et de bosses. « Nous produisons 210.000 mètres cubes de neige – comme demandé par la FIS et le CIO – et la production totale sera de 910.000 mètres cubes de neige garantis pour les 18 et 19 janvier. »

