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— Publié le 2 février 2021

World Rugby lance la course du siècle

Candidatures Focus

C’est parti. World Rugby a officiellement lancé, lundi 1er février, la première phase de la procédure de sélection des pays-hôtes des quatre prochaines éditions de la Coupe du Monde de rugby. Une phase dite de “dialogue”, plus informelle que sélective, où les nations intéressées sont invitées à échanger avec l’instance mondiale avant de se lancer réellement dans la course.

Un premier pas, donc. Mais World Rugby ne s’en cache pas : son carnet de bal devrait rapidement se remplir. Fait sans précédent, l’instance mondiale met en jeu quatre éditions du Mondial, pour les femmes en 2025 et 2029, pour les hommes en 2027 et 2031. Quatre prix à remettre au terme d’une seule procédure de sélection. Preuve que la “nouvelle donne” du plan stratégique de World Rugby et de son président, le Britannique Bill Beaumont, n’est pas seulement une formule de style.

A ce stade de la course, les potentiels partants ne veulent pas tous sortir du bois. Certes, l’Australie s’est déjà déclarée pour le Mondial masculin en 2027, où elle ne devrait pas éprouver trop de difficultés à écarter la Russie, autre candidate annoncée. Mais les Russes ne mettent pas tous leurs oeufs dans le même panier. Ils lorgnent également sur l’édition 2031. Les Américains se disent également intéressés, sans doute plus pour l’édition 2031 que pour la précédente. Pour le reste, il faudra attendre.

Alan Gilpin, le directeur de la Coupe du Monde à World Rugby, se garde bien de lâcher des noms. Mais le Britannique l’assure : “Il y a un fort intérêt, un intérêt vraiment très fort. A ce stade, c’est à dire seulement au point de départ, nous sommes très satisfaits.”

La crise ? Elle rend le contexte délicat, selon Alan Gilpin, et les discussions “plus difficiles” entre les parties prenantes, dont les gouvernement. Mais World Rugby dispose dans son argumentaire d’un atout de poids : le Mondial peut rapporter gros au pays-hôte, au moins dans sa version masculine. La dernière édition du tournoi, organisée en 2019 au Japon, a fait exploser tous les compteurs. Son impact économique a atteint 5,62 milliards de dollars.

Il n’empêche, le monde d’après pourrait rebattre les cartes et pousser les pays à des alliances. “Nous sommes ouverts à des candidatures communes de plusieurs pays”, concède Alan Gilpin, reconnaissant avoir déjà eu des échanges en ce sens avec plusieurs parties.

La suite ? La phase de dialogue, lancée lundi 1er février, se terminera au printemps. Elle sera suivie, à partir du mois de mai 2021, de la phase plus formelle de candidature. Les candidats devront rédiger leurs propositions détaillées avec World Rugby, en apportant des clarifications et un soutien pour garantir le meilleur modèle possible. Cette phase se terminera par le dépôt des dossiers de candidature, en même temps que des accords d’accueil et des garanties par les candidats, en janvier 2022.

Dès le mois suivant, les candidatures seront évaluées par un groupe d’experts. Son rapport d’évaluation sera soumis au Conseil de World Rugby. Le vote pour l’attribution des Coupes du Monde féminines en 2025 et 2029, masculines en 2027 et 2031, se déroulera en mai 2022. Autre nouveauté : il se fera par voie électronique, les votants étant censés se prononcer après avoir examiné une évaluation des risques, plutôt qu’une recommandation.

La prochaine Coupe du Monde féminine se tiendra du 18 septembre au 16 octobre 2021 en Nouvelle-Zélande. Sa version masculine sera organisée du 8 septembre au 21 octobre 2023 en France.