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— Publié le 16 décembre 2019

Au Stade National de Tokyo, l’affiche avant l’ouverture

Événements Focus

Les Japonais ont le sens du cérémonial. Depuis toujours. Avec la construction du Stade National, ils peuvent s’en donner à cœur joie. La réalisation la plus coûteuse de l’événement olympique, et la plus controversée, n’en finit plus d’être dévoilée, présentée, inaugurée.

Samedi 30 novembre dernier, le site des cérémonies et des épreuves d’athlétisme des Jeux de Tokyo 2020 avait été officiellement déclaré prêt à l’emploi. Après un dernier coup de peinture, les organisateurs japonais avaient annoncé que sa construction était bouclée. A très précisément 237 jours de l’ouverture des prochains Jeux d’été.

Dimanche 15 décembre, un nouvelle étape a été franchie. Nettement plus solennelle. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a poussé la porte du Stade National. Flanqué d’une cohorte d’officiels, dont la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, il a pris la parole pour déclarer que l’enceinte olympique était terminée. Une deuxième fois. A ses côtés, l’architecte du stade, le Japonais Kengo Kuma.

Pas question, pourtant, de parler d’inauguration à propos de la cérémonie organisée dimanche. Pour cela, il faudra encore attendre. Elle est prévue le 21 décembre. Usain Bolt sera de la partie. Quant à la première épreuve sportive officielle, la finale de la Coupe de l’Empereur de football, elle se tiendra le 1er janvier 2020. Patience.

Voilà pour le déroulé des festivités. Une mini-série en 4 épisodes. Reste l’essentiel, le stade lui-même.

Construit sur le site de l’ancien stade olympique des Jeux de Tokyo 1964, il peut accueillir 60.000 spectateurs. Coût final : 157 milliards de yens, soit 1,28 milliard d’euros au cours actuel. Pas donné, mais la note aurait pu être nettement plus lourde.

Shinzo Abe l’a relevé, Yuriko Koike l’a confirmé : le Stade National joue la carte verte. Près de 2000 mètres cubes de bois de cèdre ont été acheminés de tout le Japon pour sa construction. Le matériau naturel a notamment été utilisé pour la fabrication de son toit en voilures. Elles rendent hommage à la pagode du temple de Horyuji, vieille de 1.300 ans.

Shinzo Abe a salué son « design de haut niveau ». Il a surtout insisté : « Ce stade s’intègre à son environnement et à l’environnement naturel ».

Très attachés à leur histoire, les Japonais ont récupéré pour sa construction certains éléments de l’ancien stade national, rasé en 2015. En tête de liste, deux peintures murales en mosaïque représentant la déesse grecque Nike et le légendaire sumotori Nomino Sukune. Elles ont été placées à l’entrée de la Porte d’Aoyama.

A l’intérieur de l’enceinte, les gradins s’élèvent en pente de plus en plus marquée depuis le niveau du terrain. Les sièges affichent des couleurs de plus en plus claires, du bas vers le haut : une teinte brune près de la piste à 9 couloirs, censée représenter la terre, puis des couleurs verte, grise et blanche vers le haut des tribunes.

Au cinquième étage, une passerelle circulaire a été installée tout autour de la structure. Elle porte un nom : le « Bois du Ciel ». Posée à une trentaine de mètres au-dessus du sol, elle s’étend sur 850 mètres. Elle est bordée de bancs, de fleurs et d’arbres. A en croire les premiers visiteurs, elle offre une vue imprenable sur Tokyo. Par temps dégagé, il serait même possible d’apercevoir le mont Fuji.

Selon Makoto Sato, le porte-parole du Japan Sport Council, la promenade sera ouverte au public, après les Jeux de Tokyo, les jours où l’enceinte n’accueillera pas de manifestation sportive.

Détail tout sauf anecdotique : huit brumisateurs et 185 ventilateurs ont été intégrés à la structure du stade. Ils sont censés protéger les athlètes, et par ricochet les spectateurs, des risques de fortes chaleurs attendues pendant la période des Jeux.

Les Japonais, soucieux de construire une enceinte estampillée développement durable, n’ont pas suivi la voie empruntée par le Qatar pour les derniers Mondiaux d’athlétisme. Le Stade National n’est pas climatisé, tout au plus ventilé. La planète appréciera.