— Publié le 13 octobre 2016

A Pékin 2022, jusqu’ici tout va bien

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L’événement se fait trop rare pour ne pas être souligné d’un trait épais: pour les Jeux d’hiver à Pékin en 2022, les Chinois n’ont pas trompé leur monde. Quinze mois après avoir devancé Almaty pour l’attribution de l’événement olympique, et de son pendant paralympique, le projet chinois se révèle toujours conforme au dossier de candidature. Normal, certes, mais malgré tout très inhabituel.

La commission de coordination du CIO pour les Jeux de 2022 l’a constaté de visu en début de semaine. Au point d’achever sa première visite en Chine, mercredi 12 octobre, en distribuant à ses hôtes félicitations et bons points. Le communiqué publié par le CIO pour marquer l’événement donne le ton, même s’il semble oublier dans sa version française que Pékin se dit toujours Pékin. “Beijing 2022 prend un très bon départ”, annonce-t-il en titre.

Alexander Zhukov, le futur ex président de la dite commission, n’est pas le moins enthousiaste. “La vision de Beijing 2022 de créer un centre de sports d’hiver de classe mondiale dans une région qui compte 300 millions d’habitants est en train de se réaliser, analyse le futur ex président du comité olympique russe. C’est une opportunité formidable d’avoir d’excellentes installations pour le ski et d’autres sports de neige si proches d’une grande ville.” Trois cents millions de futurs adeptes des sports d’hiver, une manne commerciale qui donne déjà des fourmis dans les jambes à certains partenaires du mouvement olympique.

En trois jours, l’équipe d’experts et de membres du CIO a visité les installations de Pékin, où se dérouleront les épreuves de glace, puis elle a enfilé gants et bonnet pour monter dans les télécabines menant au noyau de sites de sports de neige situé à Zhangjiakou. Dans l’intervalle, elle a fait étape en bas des pistes de ski alpin et nordique à Yanqing.

Au cœur des discussions avec l’équipe de Pékin 2022, cinq sujets très convenus : gouvernance, questions sportives, sites et infrastructure, aspects commerciaux, communication et mobilisation. Commentaire non moins enthousiaste de Juan Antonio Samarach Jr, le vice-président du CIO, appelé à remplacer bientôt Alexander Zhkov à la tête de la commission: “Nous sommes satisfaits de ce que nous avons appris. Pékin 2022 démarre à vive allure. Les premiers préparatifs sont bien avancés.”

Jusqu’ici, tout va bien. Les Chinois avaient promis une vision de leurs Jeux très imprégnée de l’Agenda 2020. Ils tiennent parole. Le communiqué du CIO remarque:  “Conformément aux principes énoncés dans l’Agenda olympique 2020 du CIO, le concept des Jeux de Pékin 2022 correspond étroitement aux objectifs de développement à long terme de la capitale chinoise et de la province limitrophe du Hebei. Les Jeux, qui tireront parti d’une nouvelle liaison ferroviaire à grande vitesse prévue entre la ville et les montagnes, ont pour objectif déclaré d’augmenter la pratique des sports d’hiver et de créer une nouvelle “ceinture sportive, culturelle et touristique” dans le nord de la Chine.”

Tiendront-ils leur budget? En Chine, la question présente peu d’intérêt. Une forme d’opacité dont le CIO ne s’est jamais plaint.