INTERVIEW - 16/05/2016

Alain EKRA

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Vingt-septième épisode: l’Ivoirien Alain Ekra, président de l’Association francophone de comités nationaux olympiques (AFCNO)

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif?

Alain Ekra: J’ai d’abord été joueur de basket. Puis, ma carrière terminée, je suis resté dans mon sport d’origine, mais comme dirigeant, jusqu’à assurer la présidence de la Fédération ivoirienne de basket-ball. Ce poste m’a conduit vers un autre, au niveau continental, en prenant la présidence de la FIBA Afrique. J’y suis resté 12 ans, entre 1998 et 2010. Pendant toute cette période, j’ai également siégé au bureau central de la FIBA. Depuis, je suis devenu vice-président du comité national olympique de Côte d’Ivoire.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Il est encore très diversifié, tant au niveau national que sur le plan international. Je suis vice-président du comité olympique ivoirien, président de l’AFCNO (Association francophone de comités nationaux olympiques), président émérite de la FIBA Afrique, et enfin membre de la commission d’éthique de la FIBA.

Que représente à vos yeux la francophonie sportive?

La volonté d’une association, l’AFCNO, de donner une force à la francophonie dans l’olympisme. Non seulement par la promotion de la langue français, mais aussi en faisant en sorte que le sport francophone soit le mieux représenté possible dans les compétitions olympiques. Enfin, elle représente un réseau d’entraide entre tous les comités olympiques de l’espace francophone.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio 2016?

J’en attends que le mouvement olympique francophone réalise les meilleurs résultats possibles. Pour la Côte d’Ivoire, je formule le souhait de voir la sélection décrocher la deuxième médaille olympique de notre histoire, après l’argent obtenu par Gabriel Tiacoh sur 400 m aux Jeux de Los Angeles en 1984. Nous possédons des chances réelles, en athlétisme et en taekwondo.

Les valeurs et la pratique du sport peuvent-elles, selon vous, favoriser le « vivre ensemble »?

Absolument. J’en suis convaincu. Et j’en ai eu la preuve très visible, et spectaculaire, pendant la crise qui a secoué mon pays. Le sport a dépassé les divisions et uni les Ivoiriens. Ils se sont regroupés autour de l’entité sportive, particulièrement l’équipe nationale de football.

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