INTERVIEW - 01/04/2016

Léon-Louis FOLQUET

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Vingt-et-unième épisode: le Gabonais Léon-Louis Folquet, président du Comité national olympique du Gabon

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif international?

Léon-Louis Folquet: J’ai débuté ma carrière sportive comme journaliste, sur la deuxième chaîne de la télévision gabonaise, où j’ai créé une émission qui existe toujours, « Vidéo Sport ». Dans les années 80, j’ai compté parmi les pionniers de la plus grande radio africaine, Africa N°1, une expérience qui m’a permis de visiter les principaux stades du continent et m’a apporté une renommée internationale. Par la suite, j’ai changé de direction, tout en restant dans le sport, pour me lancer dans le management et l’organisation. J’ai rejoint la Fédération gabonaise de football en 1984, j’en suis devenu le vice-président neuf ans plus tard. En 2007, j’ai été élu à la présidence du Comité national olympique. J’en suis à mon troisième mandat.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Je préside le Comité national olympique gabonais. A ce titre, je suis également membre de l’ACNOA. A mon arrivée, le CNO ne représentait pas grand-chose. Il a fallu bâtir, créer une administration, mettre en place les programmes de la Solidarité olympique. Aujourd’hui, il compte sept permanents et dispose d’un siège au Stade de l’Amitié à Libreville.

Que représente à vos yeux la francophonie sportive?

Un réseau et une organisation, l’Association francophone des comités nationaux olympiques (AFCNO). Nous travaillons très bien avec elle, notamment dans le cadre de son programme de jeunes volontaires. Pour la deuxième année consécutive, nous disposons d’un stagiaire, au comité olympique, affecté à l’un de nos points faibles, le marketing. Il apporte un regard extérieur toujours utile.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio 2016?

Une deuxième médaille pour Anthony Obame, en taekwondo, après l’argent décroché en 2012 à Londres. Mais nous serons moins représentés que lors des derniers Jeux. Malgré des moyens financiers en hausse, nous allons sans doute nous contenter d’une délégation de huit athlètes, présente en athlétisme, natation, judo et taekwondo. Notre équipe masculine de football n’a pas décroché sa qualification, contrairement à Londres 2012. Même constant pour nos boxeurs. L’argent a été mal utilisé par les fédérations. Mais je me réjouis que nos athlètes sélectionnés à Rio 2016 soient tous des boursiers olympiques.

Les valeurs et la pratique du sport peuvent-elles, selon vous, favoriser le « vivre ensemble »?

Au Gabon, le sport a été un outil de cohésion sociale jusqu’à la Coupe d’Afrique des Nations de football en 2012. Depuis, la flamme s’éteint peu à peu. Seul le football continue à fédérer, mais seulement autour de l’équipe nationale.

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