INTERVIEW - 01/03/2016

Sébastien GILLOT

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Dix-septième épisode: le Français Sébastien Gillot, chef de la communication de l’Union cycliste internationale (UCI)

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif international?

Sébastien Gillot: A ma sortie de l’école de journalisme, j’ai débuté au service communication du Paris Saint-Germain, où j’étais affecté au site Internet et au magazine officiel du club. J’ai ensuite passé sept années à la FIFA, comme responsable de la version française du site FIFA.com. A la fin de l’année 2010, j’ai découvert l’univers olympique en travaillant au sein de l’agence Havas SE sur la candidature d’Annecy aux Jeux d’hiver 2018. Une très belle aventure humaine. J’ai insisté dans cette voie en rejoignant l’AIBA, au cours de l’été 2011, comme directeur de la communication et des relations publiques. Depuis le mois de mai 2014, j’occupe la fonction de chef de la communication à l’UCI.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Je suis en charge de toute la communication de l’UCI, interne et externe, les relations presse et publiques, les réseaux sociaux… Une fonction qui m’a amené, depuis mon arrivée, à moderniser l’image de l’institution et l’identité visuelle de ses événements. D’une manière plus générale, je dois faire en sorte que l’UCI réponde aux engagements du manifeste sur lequel Brian Cookson a été élu à la présidence en septembre 2013: redorer le blason et restaurer la confiance.

Que représente à vos yeux la francophonie sportive?

Brian Cookson est britannique, mais il est aussi très francophile. Et notre directeur-général est franco-anglais. Il existe donc une vraie sensibilité francophone à l’UCI, une institution dont le français et l’anglais sont les deux langues officielles. Le cyclisme est un sport historiquement très représenté dans les pays francophones. Il est important que la langue français continue à véhiculer la promotion du vélo dans le monde.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio en 2016?

Le cyclisme y sera représenté par quatre disciplines, la route, la piste, le VTT et le BMX, avec des audiences et des publics très différents. Ils seront suivis des Jeux paralympiques, où notre sport est également très impliqué. Les épreuves pré-olympiques déjà organisées à Rio ont été très bien accueillies par les athlètes. Ils ont hâte d’y être. Nous nous attendons à des Jeux festifs, très sud-américains, avec tout un pays derrière son événement, malgré la crise que traverse actuellement le Brésil.

Les valeurs et la pratique du sport peuvent-elles, selon vous, favoriser le « vivre ensemble »?

Le sport a toujours su réunir les gens, indépendamment de leurs origines, leurs croyances et leur âge. Il parvient encore à casser les barrières. Le phénomène se révèle très fort dans les sports collectifs, mais il existe également dans les disciplines individuelles. Le sport reste, aujourd’hui, l’un des seuls terrains où les différences sociales, ethniques ou religieuses n’entrent pas.

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