INTERVIEW - 09/02/2016

Frédéric PIETRUSZKA

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Quatorzième épisode: le Français Frédéric Pietruszka, secrétaire général de la Fédération internationale d’escrime (FIE)

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif international?

Frédéric Pietruszka: Il a débuté dès la fin de ma carrière d’escrimeur, lorsque je suis devenu président du comité départemental de Seine-et-Marne. Puis j’ai dû l’interrompre en entrant chez Adidas, une période de ma vie où je suis resté très proche du monde de l’escrime, mais en qualité de partenaire de la Fédération française. Mon déménagement à Strasbourg m’a offert l’opportunité de reprendre un parcours de dirigeant, par le biais du club local, dont j’ai été vice-président puis président pendant une vingtaine d’années. En 2005, j’ai été élu à la présidence de la Fédération française d’escrime. Quatre ans plus tard, j’ai intégré le comité exécutif de la Fédération internationale. Fin 2012, le président de la FIE, Alisher Usmanov, m’a demandé d’en devenir le secrétaire général.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Le président de la FIE, Alisher Usmanov, est un homme très occupé (il compte parmi les personnalités les plus riches de Russie, ndlr). Il me demande donc de le représenter dans un grand nombre d’occasions, aussi bien dans l’escrime que dans les instances sportives, comme l’ASOIF, SportAccord ou auprès du CIO. Mon rôle de secrétaire général consiste également, au quotidien, à mener les réflexions sur l’évolution de notre sport, à définir les stratégies, à assurer la mise en application des décisions du comité exécutif. Enfin, je dois assumer un rôle politique, notamment auprès des confédérations continentales.

Que représente à vos yeux la francophonie sportive?

Elle représente d’abord toute une foule de gens, présents à différents niveaux dans les instances sportives internationales. Ils ne sont pas forcément les plus visibles, mais ils sont nombreux et ils comptent. Le français est moins utilisé que par le passé dans les institutions, mais il reste la langue officielle de l’escrime. Dans ses compétitions, où les annonces se font en français, et dans les statuts de la FIE.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio en 2016?

Pour un sport comme l’escrime, les Jeux olympiques restent l’événement majeur en termes de visibilité et de médiatisation. Après les JO, le nombre d’escrimeurs augmente dans les pays médaillés. Il est donc très important pour nous de réussir les Jeux, d’y montrer l’escrime sous son meilleur jour. A Rio, nous allons innover dans la présentation et la mise en scène des compétitions. Nous préparons quelques nouveautés dans les lumières et la disposition des pistes.

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