Jeunes, reporters et francophones

Une rubrique réalisée avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Ils n’avaient jamais connu l’ambiance olympique. Beaucoup n’avaient même jamais vu la neige. A l’initiative de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), 7 jeunes reporters francophones ont fait le voyage vers PyeongChang pour les Jeux d’hiver 2018. Ils sont venus d’Asie du sud-est (Vietnam et Cambodge), du Pacifique (Nouvelle-Calédonie), d’Afrique (Sénégal). A leur cou, une accréditation média. Dans leurs regards, un mélange d’étonnement et de curiosité.

L’opération se voulait inédite, mais elle a été soigneusement préparée. Les 7 envoyés très spéciaux aux Jeux d’hiver ont été invités par le bureau régional de l’OIF pour l’Asie et le Pacifique, situé à Hanoï, au Vietnam, à une semaine de formation au mois de décembre. Au programme, un décryptage du mouvement olympique, des Jeux et des disciplines d’hiver, du contexte particulier des JO de PyeongChang, mais aussi un tableau détaillé des conditions de travail d’un reporter aux Jeux olympiques. Une façon de se préparer à un exercice journalistique unique en son genre, truffé de pièges, où l’expérience s’avère un allié inestimable.

L’équipe de l’OIF s’est retrouvée à Séoul trois jours avant le début des Jeux, en provenance de Nouméa, Dakar, Phnom Penh et Hanoï. Le froid les a saisis. Le gigantisme du décor olympique a menacé de les étouffer. Mais il ont bravé le premier et assimilé le second pour assister à la cérémonie d’ouverture. Témoignage de Thibault Bourru, envoyé par Le Petit Journal, un site francophone au Cambodge: « J’avais toujours regardé les JO à la télévision, mais je n’ai bizarrement rien reconnu. Tout est beaucoup grand, les distances sont importantes entre les sites. Le moment le plus marquant a sans doute été la cérémonie d’ouverture. Le spectacle est majestueux, j’ai ressenti une forte excitation à mon arrivée dans le stade. J’ai passé une semaine incroyable, inoubliable. Chaque jour m’a réservé son lot de surprises. »

Nadine Goapana (photo ci-dessous), journaliste pour France Télévisions en Nouvelle-Calédonie, raconte: « Être à PyeongChang était inespéré, pour moi qui viens d’une île du Pacifique Sud qui ne pratique aucun sport d’hiver. Les qualifications du patinage artistique ont été magiques. Je me suis revue, gamine, devant la télévision à admirer ces athlètes. Et j’étais dans la même salle qu’eux! Autre moment très fort: le défilé des délégations à la cérémonie d’ouverture. Me retrouver dans les gradins était très improbable. »

Leur couverture de l’événement s’est volontiers écartée des passages obligés, pour se concentrer sur une approche plus décalée. Ils ont raconté les Jeux sous un angle asiatique et francophone. Parmi les sujets, une rencontre avec Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’OIF (photo ci-dessus), une soirée francophone au Chalet suisse, un spectacle culturel vietnamien, l’interview au village des athlètes de skieuses venues du Togo et de Madagascar. Une autre vision des Jeux. Une façon originale de faire vivre l’esprit olympique.

 

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