Événements - 04/03/2020

Pour Paris 2024, le CIO adoube Tahiti et la Concorde

C’est fait. Avec retard, mais sans mauvaise surprise. La commission exécutive du CIO a validé, mardi 3 mars, au premier jour de sa réunion à Lausanne, le choix de Tahiti comme site des compétitions de surf aux Jeux de Paris 2024.

Tony Estanguet, le patron du COJO, a présenté les atouts de la Polynésie française et de la vague mythique de Teahupoo à ses collègues du CIO depuis Paris, par visioconférence. Un mode de communication devenu très tendance en ces temps d’épidémie de coronavirus. Les Japonais de Tokyo 2020 imiteront le triple champion olympique ce mercredi 4 mars. Eux aussi présenteront leur rapport par écrans interposés. Plus sûr et moins coûteux.

L’exercice imposé à Tony Estanguet n’avait rien d’un examen de passage. Certes, Thomas Bach n’a jamais caché éprouver un enthousiasme très relatif à l’idée d’organiser l’un des sports additionnels à une vingtaine d’heures d’avion de Paris. Mais le président du CIO s’est rangé aux arguments du COJO : la garantie d’une compétition de très haut niveau dans des conditions exemptes de tout risque, des images à ravir les chaînes de télévision, un impact très limité sur le littoral polynésien.

Le choix de Tahiti, arrêté par le COJO en décembre dernier, a été validé par la commission exécutive à l’unanimité. L’affaire est pliée. Il reste désormais une dernière étape à franchir, mais elle ne concerne pas directement les organisateurs parisiens : la confirmation par le CIO, après les Jeux de Tokyo, des quatre sports additionnels pour les Jeux de 2024.

« Une excellente nouvelle, a commenté Tony Estanguet après sa présentation à la commission exécutive. Paris 2024 continue de renforcer son concept avec des sites spectaculaires. »

Mardi 3 mars, le président du COJO a fait d’une pierre deux coups. Il a obtenu dans le même vote la validation d’un autre site « iconique » proposé au CIO : la place de la Concorde. L’équipe parisienne y installera dans un peu plus de quatre ans un « cluster » dit urbain, où devraient être rassemblés l’escalade, le skateboard, le basket 3 x 3 et le BMX freestyle, avec une capacité d’accueil annoncée d’environ 30 000 spectateurs.

Le casting des disciplines invitées au bas de l’avenue des Champs-Elysées reste à peaufiner, mais il aura pour mission de rajeunir l’image, et surtout le public, de l’événement olympique.

Reste un dernier point d’interrogation : le site du VTT. Le dossier initial le prévoit sur la colline d’Elancourt, dans les Yvelines. Mais la situation écologique du lieu enveloppe d’un doute sa destinée olympique. Il devrait bientôt être levé.

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