Institutions - 29/08/2019

Pour les athlètes, la course au CIO a déjà débuté

Plus de temps à perdre. A moins d’un an des Jeux de Tokyo 2020, les postulants à un siège à la commission des athlètes du CIO doivent préparer sans tarder leur dossier. Passé le 9 septembre, il sera trop tard pour se lancer dans la course.

Selon le site Insidethegames, le CIO a fixé la date limite du lundi 9 septembre à minuit pour déposer une candidature à la commission des athlètes. L’organisation internationale a également confirmé que quatre places étaient à pourvoir à l’occasion des prochaines élections. Elles se tiendront pendant les Jeux de Tokyo 2020. Les compétiteurs seront invités à voter au sein même du village olympique ou de ses déclinaisons pour les sites très excentrés.

Quatre membres, tous élus pour 8 ans aux Jeux de Londres 2012, abandonneront leur siège au soir des Jeux de Tokyo 2020 : l’ancienne nageuse du Zimbabwe Kirsty Coventry, actuelle présidente de la commission des athlètes, l’ex rameur australien James Tomkins, le Français Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë-kayak, et enfin la Slovaque Danka Bartekova, médaillée de bronze en tir aux Jeux de Londres en 2012.

En vertu des règles du CIO, seules Kirsty Coventry et Danka Bartekova peuvent solliciter un nouveau mandat. L’une comme l’autre étaient présentes en qualité d’athlètes aux Jeux de Rio 2016. James Tomkins et Tony Estanguet, en revanche, doivent rendre leurs tenues de membre de l’institution olympique.

Qui les remplacera ? La liste officielle des candidats sera dévoilée par le CIO après le 9 septembre. Elle comptera sans doute plus d’une dizaine d’athlètes, en activité ou récemment retraités.

Trois noms émergent déjà parmi les possibles, voire probables, postulants. Le premier est français. Renaud Lavillenie (photo ci-dessus, avec Thomas Bach) n’en fait plus mystère : il ambitionne de succéder à Tony Estanguet comme troisième représentant de la France, après Guy Drut et Jean-Christophe Rolland, au sein du CIO. « J’ai envie de me porter candidat, a confié le perchiste à L’Equipe. Je crois que j’ai la légitimité pour cela et c’est un engagement qui m’intéresse. »

Le recordman du monde du saut à la perche mène campagne. Il a profité du dernier meeting Diamond League de Monaco, au mois de juillet, pour s’entretenir avec Sebastian Coe, le président de l’IAAF. Le Britannique n’est pas membre du CIO, mais il lui a promis son soutien. Sauf surprise, Renaud Lavillenie sera présenté par le CNOSF.

Reste à savoir si le lobbying du mouvement sportif français, très efficace aux Jeux de Londres pour accompagner la candidature de Tony Estanguet, pourra servir son ambition. Dans un passé moins récent, plusieurs grands noms présentés par la France ont échoué dans leur tentative, dont David Douillet, Antoine Denériaz et Amélie Mauresmo.

Autre présumée candidate : Federica Pellegrini. La nageuse italienne, championne olympique du 200 m aux Jeux de Pékin en 2008, devrait terminer sa carrière l’an prochain à Tokyo. Sa candidature serait poussée à fond par Giovanni Malago, le président du comité olympique italien (CONI), lui même entré très récemment au CIO. La large victoire de Milan-Cortina d’Ampezzo dans la course aux Jeux d’hiver en 2026 l’a démontré : l’Italie a retrouvé son influence dans le mouvement olympique. Un atout pour Federica Pellegrini.

Le troisième nom est espagnol. Il affiche lui aussi un rayonnement planétaire. Pau Gasol, 39 ans, a passé près de 20 ans sur les parquets de la NBA, portant successivement le maillot des Memphis Grizzlies, Los Angeles Lakers, Chicago Bulls, San Antonio Spurs, Milwaukee Bucks et Portland Trailblazers. Surtout, il a décroché trois médailles olympiques avec l’équipe d’Espagne (argent en 2008 et 2012, bronze en 2016). Un client. Pau Gasol sera présenté par le comité olympique espagnol.

Selon les règles du CIO, la liste des candidats doit être étudiée en détails par le commission des élections, puis elle passera entre les mains de la commission exécutive. Sa version définitive devrait être connue avant la fin de l’année. Précision : les quatre membres élus en marge des Jeux de Tokyo devront représenter quatre pays et quatre sports différents.

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