Candidatures - 06/04/2018

A Bangkok, SportAccord avant les Jeux de la Jeunesse

L’Asie voit grand. Le continent ne s’en cache pas. Mais ses ambitions sportives pourraient bientôt dépasser le cercle formé par son trio majeur, Chine, Japon et Corée du Sud. Une poignée d’autres nations asiatiques lorgne sans mystère sur les plus grands événements sportifs.

L’Indonésie et ses 265 millions d’habitants organisent à partir du 18 août les Jeux Asiatiques 2018. Un colosse du calendrier international, abordé à Jakarta comme un test grandeur nature avant d’aller plus loin. En Malaisie, Kuala Lumpur prépare une candidature aux Jeux du Commonwealth. Elle pourrait intervenir pour l’année 2026, voire quatre ans plus tard pour coïncider avec le centenaire de l’événement.

Dernière arrivée dans la liste des postulantes, la Thaïlande pourrait coiffer tout le monde au poteau. Sa stratégie est en place. Elle s’annonce offensive. La première étape est déjà passée. En septembre dernier, le pays a glissé l’un de ses officiels au CIO. Patama Leeswadtrakul, 53 ans, présidente de la Fédération thaïlandaise de badminton, a été élue membre du CIO à la session de Lima, en septembre 2017. Elle est la tête du pont du mouvement sportif national au sein de l’organisation aux anneaux.

L’étape suivante est toute proche. Bangkok accueille du 15 au 20 avril, dans le cadre immense du Centara Grand & Convention Centre, l’édition 2018 de SportAccord. Le mouvement sportif va s’y presser, comme tous les ans. Plus de 1500 personnes sont attendues dans la capitale thaïlandaise.

En tête de liste, Thomas Bach. Le président du CIO devrait séjourner à Bangkok jusqu’au 17 avril, avant de reprendre l’avion et s’envoler vers New Delhi, pour sa première visite officielle en Inde depuis son élection en septembre 2013.

A Bangkok, Thomas Bach ne se contentera pas d’arpenter les allées de SportAccord, serrer des mains et prononcer un discours. A son agenda personnel, un entretien officiel à la Maison du gouvernement avec les deux leaders du régime, le Premier ministre Prayut Chan-o-cha et son second, Prawit Wongsuwon.

Au centre des discussions, les ambitions sportives de la Thaïlande. Le pays ne s’en cache plus: il souhaite organiser dans un avenir proche les Jeux olympiques de la Jeunesse. Bangkok lorgnait sur l’édition 2022, mais le CIO ne fait pas mystère de son intention de l’attribuer à un pays africain. La capitale asiatique aurait décalé ses projets de quatre ans, pour viser désormais les JOJ en 2026.

Selon le Bangkok Post, les discussions avec le CIO auraient débuté en février dernier, à l’occasion des Jeux d’hiver de PyeongChang. Elles se poursuivront pendant SportAccord. Pattama Leeswadtrakul l’a expliqué à la presse nationale: « Thomas Bach en profitera pour répéter son soutien à notre projet d’organiser les Jeux de la Jeunesse. SportAccord nous offrira également l’opportunité de montrer au reste du monde notre capacité à recevoir des événements sportifs majeurs. »

En marge de la convention, les autorités thaïlandaises proposeront un festival regroupant une quinzaine de démonstrations sportives, du 17 au 19 avril, sur le parvis de CentralWorld, l’immense centre commercial situé dans le quartier de Siam. Pattama Leeswadtrakul explique: « Tout cela devrait aider la Thaïlande à élargir la base de ses soutiens pour une future campagne de candidature aux Jeux de la Jeunesse. » L’Asie, encore et toujours.

ActualitésVoir toutes les actualités