Institutions - 05/02/2014

La Russie, nouveau bon élève de la lutte antidopage

Premier miracle des Jeux de Sotchi : la Russie n’est plus montrée du doigt comme l’un des cancres de la lutte antidopage. Les représentants de l’Agence mondiale antidopage (AMA) l’ont dit et répété, mercredi soir à Sotchi, lors d’une conférence de presse : le sport russe fait du « bon boulot« . Il n’est plus à la traîne. Et serait même en pointe.

Craig Reedie, le nouveau président de l’AMA, et David Howman, le directeur exécutif, ont multiplié les louanges à l’encontre de la Russie et de son agence antidopage, Rusada. « Nous travaillons en étroite collaboration avec eux depuis 2010, nous sommes très satisfaits des résultats« , a expliqué le premier. « Ces quatre dernières années, le sport russe a nettement augmenté le nombre de contrôles. ll suffit de regarder tous les cas positifs révélés ces derniers temps parmi leurs athlètes pour comprendre que les Russes font aujourd’hui du bon boulot« , a argumenté le second.

A l’approche des Jeux de Sotchi, le sport russe se serait donc acheté une conduite. Et même cassé sa tirelire pour participer à l’effort collectif de financement de la lutte contre les tricheurs. Selon les médias du pays, les autorités de Moscou auraient versé une subvention exceptionnelle de 300 000 dollars à l’AMA. Une façon d’acheter sa bienveillance ? « Certainement pas, répond Craig Reedie. Cet argent aurait dû être versé à l’Unesco, à destination de son programme contre le dopage. Les Russes ont préféré nous l’attribuer« . Même son de cloche chez David Howman: « Les Russes ont découvert que notre budget n’avait pas augmenté ces dernières années. Ils ont donc décidé de nous aider financièrement« .

Très optimiste sur son avenir et sur celui de la lutte, l’AMA a profité de la même conférence de presse pour se déclarer très satisfaite du « nombre de contrôles entreprises » en amont des Jeux de Sotchi, par les fédérations internationales et les comités olympiques nationaux. Mais elle a refusé de communiquer le nombre de sportifs pris la main dans le sac au cours des mois ou semaines précédant les Jeux. L’Agence veut éviter que ces chiffres « puissent être mal interprétés« , a résumé David Howman, l’avocat néo-zélandais.

 

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