Candidatures - 09/09/2013

L’Italie veut maintenant les Jeux

Les choses ne traînent pas dans le mouvement olympique. A peine le rideau retombé sur l’élection de la ville hôte des Jeux de 2020, les aspirants à l’édition suivante, en 2024, pointent déjà le bout du nez. Après les Etats-Unis, dont l’ambition de recevoir l’événement n’est plus un secret, l’Italie lève à son tour le doigt.
Après avoir félicité Tokyo, le président du conseil italien, Enrico Letta (centre-gauche), a affirmé dimanche soir que  » notre pays peut être candidat en 2024. » Il a poursuivi:  » C’est un sujet sur lequel je travaille. Nous pouvons être de sérieux candidats pour les Jeux de 2024. »
Giovanni Malago, le président du comité olympique italien (CONI), lui a déjà emboîté le pas, depuis Buenos Aires. « Il était très important que Tokyo l’emporte. Non seulement parce qu’elle avait le meilleur dossier selon moi, mais également parce que cette victoire permet de positionner notre pays au mieux. »
L’Italie avait pourtant retiré l’an passé la candidature de Rome aux Jeux de 2020, les autorités jugeant que la crise économique imposait au pays de se recentrer sur des sujets plus prioritaires, à savoir l’emploi, la dette publique et la croissance. Mais l’idée de recevoir les JO a fait son chemin, depuis, et l’Italie n’hésite pas à prendre les devants. Une position que la France se refuse encore à suivre, jugeant que le moment est prématuré pour avancer ses pions.
Reste à savoir qui de Rome, qui avait accueilli les JO en 1960 et dont le maire est déjà prêt – « les conditions sont réunies pour lancer une nouvelle candidature de Rome », a souligné Ignazio Marino – ou de Milan, la capitale économique du pays, pourrait être choisie comme candidat italien. La ville lombarde a fait savoir récemment que le projet l’intéressait. Elle avance même que les Jeux pourraient utiliser certaines des infrastructures créées à l’occasion de l’exposition universelle de 2015.

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