— Published 11 January 2021

Pluie d’hommages pour Richard Pound, qui prend sa retraite

Montréal, le 8 janvier 2021 – Le 31 décembre 2020, le président fondateur de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et défenseur de longue date du sport propre, Richard Pound, a terminé son dernier mandat possible au sein du Conseil de fondation de l’AMA (le Conseil), après avoir servi l’Agence avec distinction à divers titres depuis sa création en 1999.
La contribution positive de M. Pound au monde du sport en général, et à la lutte antidopage en particulier, a été immense. Avocat de profession, il a joué un rôle déterminant dans la création de l’AMA il y a près de 22 ans, en occupant pendant huit ans le poste de premier président de l’Agence. Pendant ce temps, contre vents et marées, il a supervisé le développement et la mise en œuvre du Code mondial antidopage (le Code), dont les règles ont, pour la première fois, amené une harmonisation dans les divers sports et pays du monde. Au cours de sa brillante carrière de sportif et d’administrateur, cette réalisation reste peut-être l’une de ses plus grandes réussites.
Ce nageur, qui a représenté le Canada aux Jeux olympiques de 1960 à Rome, en Italie, et remporté quatre médailles aux Jeux du Commonwealth de 1962 à Perth, en Australie, a fait preuve du même engagement et de la même volonté de gagner dans la protection du sport propre. Avec intégrité, honnêteté et une connaissance inégalée du sujet, M. Pound a évolué dans ce monde complexe et souvent difficile en donnant à l’AMA des assises solides à ses débuts et en contribuant à renforcer le système mondial antidopage par la suite.
Même après avoir terminé son mandat de président à la fin de 2007, M. Pound, qui est aujourd’hui le plus ancien membre du Comité international olympique (CIO), est resté très impliqué au sein de l’AMA. Il a continué à siéger au Conseil, puis, en 2015, a présidé l’enquête qui a révélé les détails d’un système de dopage institutionnalisé dans le sport en Russie, ce qui a conduit à la déclaration de non-conformité au Code de l’Agence antidopage russe.
À l’occasion de son départ à la retraite du Conseil de l’AMA, plusieurs dirigeants du monde du sport, des gouvernements et des sciences ont tenu à rendre hommage à M. Pound en insistant sur son immense contribution.

Witold Bańka, président de l’AMA : « Depuis 21 ans, le nom de Dick Pound est synonyme d’Agence mondiale antidopage et de campagne pour la protection du sport propre. Ce pionnier, qui savait à quel point il était important de réunir les sports et les gouvernements, a travaillé sans relâche pour établir cette collaboration et bâtir le système antidopage harmonisé, solide et juste qui existe aujourd’hui. Tous ceux qui aiment le sport et qui ont à cœur les valeurs du franc jeu doivent beaucoup à Dick et à ce qu’il a accompli. Ses connaissances, son expérience et son leadership ont été essentiels au succès de l’AMA pendant deux décennies, et nous lui souhaitons bon vent pour le futur. »

Justin Trudeau, premier ministre du Canada : « Au nom de tous les Canadiens, je tiens à remercier et à féliciter Dick Pound pour ses nombreuses années de service au sein de l’Agence mondiale antidopage. En tant que premier président, Dick a joué un rôle essentiel dans la création de l’Agence. Grâce à son parcours sportif, à ses années de travail auprès de diverses organisations sportives olympiques et à sa crédibilité, il a pu mettre son expérience et ses connaissances au service de l’Agence et de la lutte mondiale contre le dopage dans le sport. Il a également contribué à faire de notre pays un chef de file dans cette lutte, en établissant notamment le bureau principal de l’Agence à Montréal. Merci encore, Dick. Je vous souhaite le meilleur pour l’avenir. »

Thomas Bach, président du CIO : « Richard Pound a apporté une immense contribution à la protection des sportifs propres en menant un combat acharné contre le dopage. Je l’ai constaté à mes débuts comme membre du CIO, lorsque nous travaillions ensemble sur le Code antidopage du Mouvement olympique de l’époque, précurseur du Code mondial antidopage. J’ai pu mesurer son profond engagement envers l’intégrité dans les sports et les compétitions et envers les valeurs olympiques. Cette orientation claire a été et demeure le fil conducteur de toutes les fonctions qu’il a occupées, notamment celle de président fondateur de l’AMA. Le Mouvement olympique au grand complet lui est redevable pour sa contribution exceptionnelle à la crédibilité du sport. »

Ben Sandford, triple olympien et président du Comité des sportifs de l’AMA : « Au nom du Comité des sportifs de l’AMA et des sportifs du monde entier, j’aimerais remercier Richard pour sa contribution incroyable au sport propre. Sa vision et son leadership ont été déterminants pour façonner le Programme mondial antidopage et l’AMA tels que nous les connaissons aujourd’hui. Il a aidé à rendre le sport plus juste et nous a tous encouragés à continuer de croire en la magie du sport. Nous lui serons à jamais reconnaissants pour tout ce qu’il a fait. »

Olivier Niggli, directeur général de l’AMA : « Dick Pound était la bonne personne, au bon endroit et au bon moment. Sa nomination à la présidence de l’AMA au début de son existence a véritablement établi l’Agence et lui a donné la crédibilité dont elle avait besoin et qu’elle méritait. C’était un pionnier. En partant de zéro, il a dû creuser les tranchées tout en réussissant à faire avancer les choses. Il a mené à bien le projet d’harmonisation des règles antidopage dans tous les sports et dans tous les pays – je ne pense pas que les gens se rendent compte de l’exploit exceptionnel que cela représentait. Je ne suis pas sûr qu’une collaboration aussi fructueuse existe dans un autre domaine, et le rôle de Dick a été crucial à cet égard. Il a été une source de vitalité et de dynamisme pour l’AMA au cours de ses premières années. En tant que président, il a incarné toutes les vertus de l’AMA, telles que l’intégrité, la transparence et l’indépendance, et le monde du sport lui est infiniment reconnaissant. »

Michael Ask, président de l’Institut des organisations nationales antidopage : « M. Pound est sans aucun doute le père fondateur de la lutte antidopage moderne. Sans sa clairvoyance et son sens politique, l’AMA n’existerait pas et nous n’aurions jamais établi un ensemble de règles uniformes comme c’est le cas aujourd’hui avec le Code mondial antidopage. Il s’agit sans aucun doute des avancées les plus importantes dans la lutte pour le sport propre. Le sens moral de M. Pound n’a jamais été mis en doute. Il a toujours agi comme un agent libre exprimant clairement son opinion, sans crainte ni favoritisme. Que l’on soit d’accord ou non avec lui, M. Pound dit toujours ce qu’il pense et pense ce qu’il dit. Pour cette raison, M. Pound aura toujours mon plus profond respect. »

Tricia Smith, rameuse médaillée d’argent olympique et présidente du Comité olympique canadien : « Le leadership de Richard dans la création de l’AMA a été vraiment révolutionnaire. Il est difficile de penser à quiconque aurait pu diriger l’organisation au cours de ces premières années aussi bien que lui, en réunissant le système sportif. Il ne craint aucun défi. Richard est intrépide dans la poursuite de ce en quoi il croit. Nous avons la chance que l’une des choses auxquelles il croit est le sport. »

L’Honorable Denis Coderre, ancien ministre du gouvernement du Canada (1999-2001) et ancien maire de Montréal (2013-2017) : « Dick Pound est un vrai gentleman et un grand leader. Avec lui, ce que vous voyez est ce que vous obtenez. J’ai eu la chance de travailler avec Richard lorsque j’ai été nommé au cabinet du Premier ministre en 1999. Nous étions donc ensemble à l’avant-garde lors de la création de l’AMA. J’ai toujours été impressionné par son dévouement et sa passion pour le sport. C’était un vrai leader, totalement dévoué aux sportifs, et un champion des valeurs fondamentales de l’Olympisme. L’éthique dans le sport a toujours été une priorité pour lui. Faire partie de la fondation de l’AMA est une chose, mais assurer sa pérennité en est une autre, et cela a été possible grâce à son habile présidence. J’ai toujours apprécié sa capacité de faire avancer les choses au niveau du Conseil. Son style était un mélange de sang-froid, d’humour, de décence et de classe, toujours axé sur les résultats, l’équité et le sens de la justice. Il n’a jamais eu peur d’assumer ses responsabilités ou de s’en prendre aux tricheurs, peu importe qui ils étaient ou d’où ils venaient. Je veux profiter de l’occasion pour rendre hommage à un grand Canadien. Merci, Richard, pour votre contribution, merci pour votre amitié, votre droiture et votre position morale. Ce fut un privilège, un honneur et un plaisir de travailler avec vous et d’être à vos côtés. Montréal, le Canada et la communauté sportive mondiale vous saluent. »

Dre Christiane Ayotte, directrice du laboratoire accrédité par l’AMA au Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie, à Montréal, au Canada, et ancienne présidente de l’Association mondiale des scientifiques antidopage : « Richard a assumé la première présidence de l’AMA, soit une période cruciale pour l’Agence, avec intelligence et passion. Toujours orienté vers les objectifs, il a habilement obtenu les approbations nécessaires pour les décisions importantes lors des réunions qu’il a dirigées. Il comprenait que l’Agence devait être connue et soutenue publiquement, au-delà des milieux politiques et sportifs. Ainsi, en mettant de côté la rectitude politique, il est devenu un porte-parole redoutable pour les médias, qui étaient avides de ses déclarations percutantes. Il a fait de l’AMA une organisation indispensable et hautement pertinente. Au cours de sa présidence, Richard a su concilier les opinions et les intérêts divergents des différents partenaires de la lutte antidopage, ce qui a créé un fort soutien public en faveur de l’Agence. »