— Published 25 February 2022

Partenariat UCI — ITA : une première année de collaboration solide pour un cyclisme propre

Un an après le transfert des opérations d’antidopage de l’Union Cycliste Internationale (UCI) vers l’Agence de Contrôle Internationale (ITA), les deux entités se félicitent que le programme antidopage dans le cyclisme a non seulement maintenu son haut niveau, mais s’est encore développé pour protéger davantage l’intégrité du cyclisme.

À la suite de la décision prise par le Comité Directeur de l’UCI en janvier 2020 d’unir ses forces avec l’ITA, l’UCI et l’ITA ont travaillé en étroite collaboration pour permettre un transfert en douceur  des opérations depuis la Fondation Antidopage du Cyclisme (CADF), entité qui menait depuis plus d’une décennie les activités pour un cyclisme propre. À partir du 1er janvier 2021, les experts de la CADF ont intégré la nouvelle Unité Cyclisme de l’ITA, permettant ainsi de combiner leur connaissance approfondie de ce sport aux vastes ressources de l’ITA, qui gère les opérations antidopage d’environ 50 autres sports.

À compter de cette date, l’ITA s’est officiellement attelée à la mise en œuvre du programme antidopage dans le cyclisme, malgré les complications liées à l’intégration du programme dans sa structure en pleine pandémie de Covid-19, le transfert a été un franc succès, comme le confirme l’audit en personne mené par l’Agence mondiale antidopage (WADA) fin 2021.

Des contrôles continus tout au long de l’année 2021

L’ITA a maintenu un programme antidopage robuste tout au long de l’année en adoptant des stratégies de contrôle innovantes dans le but d’améliorer l’efficacité de son programme. Elle était présente pour effectuer des contrôles lors des Championnats du Monde UCI dans l’ensemble des disciplines cyclistes ainsi que sur les principales épreuves, notamment les trois Grands Tours de cyclisme sur route, à savoir le Giro d’Italia, le Tour de France et la Vuelta Ciclista a España.

Même si la flexibilité et la vigilance sont les maîtres mots de cette période de pandémie, l’ITA a maintenu un haut niveau de contrôles hors compétition. Au total, l’ITA a recueilli près de 13 000 échantillons, parmi lesquels près de 8 500 ont été prélevés hors compétition.

2019 2020 2021
Total 14 333 9 524 12 824*
En compétition 6 704 2 935 4 347
Hors compétition 7 629 6 589 8 477

Par ailleurs, et c’est une première, le programme antidopage du cyclisme a été piloté par les mêmes experts pour les épreuves du Calendrier UCI et les Jeux Olympiques, ce qui s’est traduit par une gestion ininterrompue des activités tout au long de l’année, notamment avant et pendant les Jeux Olympiques Tokyo 2020.

En outre, tous les agents de contrôle du dopage de l’ITA ont obtenu la certification internationale IDCO de l’ITA, ce qui garantit que les contrôles sont effectués professionnellement par des experts qualifiés, en totale   conformité avec le Code mondial antidopage et selon les meilleures pratiques actuelles.

Des efforts redoublés en matière de renseignements et d’enquêtes

Au cours de l’année dernière, l’ITA s’est attachée à étoffer ses capacités en termes de renseignements et d’enquêtes, car le partage d’informations et les résultats des opérations de renseignements se révèlent des compléments essentiels aux activités de contrôle. Aujourd’hui, le programme antidopage du cyclisme bénéficie des services d’un département Renseignements et Enquêtes hautement spécialisé qui met tout en œuvre pour travailler en étroite collaboration avec les autorités policières compétentes, les agences internationales de renseignements et les autres services de Renseignements et Enquêtes afin de renforcer le partage des informations et la collaboration dans les enquêtes.

En outre, au mois de février 2021, l’ITA a lancé sa propre plateforme de signalement REVEAL, sur laquelle toute personne peut faire part en toute confidentialité de ses suspicions concernant des violations des règles antidopage.

En conclusion, après cette première année de partenariat, l’ITA et l’UCI sont toutes deux confiantes quant au fait que le programme se trouve sur la bonne voie et qu’il va aller en se renforçant.

Amina Lanaya, Directrice Générale de l’UCIa déclaré : « La décision de transférer les opérations antidopage du cyclisme depuis la CADF vers l’ITA trouve son origine dans la volonté de l’UCI de remettre sans cesse ses activités en question afin d’aller de l’avant. Pendant plus de 10 ans, la CADF a accompli un travail extraordinaire dans la gestion du programme antidopage de notre sport. Avec l’ITA, le cyclisme continue de bénéficier de l’expertise qui lui était apportée jusque-là tout en tirant profit de nouvelles synergies et d’avantage de ressources. Nous nous félicitons du résultat obtenu au bout de cette première année de collaboration ».

Benjamin Cohen, Directeur Général de l’ITA, a déclaré : « L’intégration dans notre structure du plus vaste programme antidopage du monde consacré à un seul sport était une entreprise de grande ampleur. Nous avons réussi à travailler aux côtés de toutes les parties prenantes afin de veiller à ce que la qualité soit au rendez-vous à tous les niveaux, tout en posant les fondations d’une action renforcée pour l’avenir. Nous avons atteint cet objectif, mais nous devons faire preuve d’humilité et de vigilance. Le dopage devient de plus en plus sophistiqué et nos programmes doivent évoluer de même. La complaisance n’a pas sa place et nous poursuivrons notre travail sans relâche afin de protéger l’intégrité du cyclisme ».

Tandis que l’ITA a pris en charge les aspects opérationnels, à savoir les contrôles, la gestion des passeports biologiques des athlètes (PBA), l’octroi des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), la gestion des risques, les renseignements et les enquêtes, et l’examen initial des potentielles violation des règles antidopage (VRAD), le Service Juridique — Unité Antidopage (LADS) de l’UCI conserve la responsabilité de la gestion des résultats. Cela est menée indépendamment de la direction de l’UCI, mais en concertation avec un cabinet d’avocats extérieur indépendant.


*Il convient de noter que « 274 254 échantillons ont été prélevés à des fins de contrôle de dopage par 256 OAD en 2021, comparé à 168 256 échantillons prélevés par 207 OAD en 2020, et à 305 881 échantillons prélevés par 253 OAD en 2019 », selon les derniers chiffres annoncés par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Cela signifie que l’UCI a recueilli 4,68 % de l’ensemble des échantillons prélevés dans le monde entier en 2019, 5,66 % en 2020 et 4,68 % en 2021.