— Published 27 May 2021

La FIFA publie la première analyse exhaustive du football féminin de haut niveau

  • Le nouveau rapport propose une vue d’ensemble des championnats et des clubs de haut niveau
  • Les résultats d’une étude menée auprès de 30 championnats et 282 clubs autour des aspects sportifs, de la gouvernance, des finances, des supporters et des joueuses y sont également présentés
  • Cette publication doit servir de base à la prise de décisions clés pour le développement et la professionnalisation du football féminin

Dans le cadre de sa vision globale consistant à rendre le football véritablement mondial et à accélérer la croissance du football féminin , la FIFA publie aujourd’hui un rapport historique sur le développement et la professionnalisation du football féminin de haut niveau dans le monde.

Gianni Infantino, Président de la FIFA, a livré son commentaire à ce sujet :

« Favoriser le développement et la croissance du football féminin – sur et en dehors du terrain – est un engagement fondamental et une priorité absolue pour la FIFA. Alors que la discipline ne cesse de gagner en popularité, nous devons acquérir une connaissance exhaustive de la situation au haut niveau. Le rapport a été élaboré dans l’optique de permettre aux parties prenantes du football féminin de mieux comprendre comment ce dernier fonctionne et comment maximiser son énorme potentiel.

En travaillant tous ensemble pour relever les défis et saisir les opportunités qui se présentent, je suis fermement convaincu que nous pouvons diffuser le football féminin auprès d’un public plus large à travers la planète et ainsi le rendre véritablement mondial. »

Le Rapport d’évaluation comparative de la FIFA : football féminin fournit des enseignements importants dans plusieurs domaines clés pour le football féminin de haut niveau, notamment les aspects sportifs, les finances, les supporters, les joueuses et le Covid-19. Les informations ont été recueillies par le biais d’une étude menée auprès une sélection de 30 championnats féminins de première division du monde entier et de 282 de leurs clubs.

Plusieurs conclusions majeures sont à tirer :

1.    Pour les championnats où 80% des clubs participants ou plus ont mis en place des structures pour le football féminin de jeunes, l’équipe nationale se situe en moyenne à la 13e place du Classement mondial féminin FIFA/Coca-Cola, contre la 28e pour les autres.

2.    Dans les championnats qui ont mis en place un système d’octroi de licences aux clubs ainsi que des mesures de contrôle financier, la proportion de clubs à l’équilibre ou enregistrant des bénéfices est plus importante (36% contre 32%) et les revenus des clubs sont en moyenne plus élevés (USD 0,9 million contre USD 0,3 million).

3.    Dans 65% des championnats ayant participé à l’enquête, les équipes dirigées par les entraîneurs les plus qualifiés ont obtenu de meilleurs résultats que les autres, soulignant l’importance de la formation et du développement des entraîneurs dans le football féminin.

4.    Les clubs qui ont accès à davantage d’installations de plus grande qualité dominent les autres clubs de leur championnat. La moitié des équipes qui ont remporté leur championnat lors des cinq dernières années étaient celles qui avaient un accès standard à davantage d’installations de meilleure qualité, contre seulement 23% pour les autres clubs.

5.    La retransmission du football féminin sur les plateformes traditionnelles et numériques constitue une possibilité de croissance significative, les droits de diffusion représentant actuellement en moyenne 6% des revenus des clubs et 18% de ceux des championnats.

6.    Les équipes proposant des abonnements annuels enregistrent des fréquentations supérieures à la moyenne (1 400 contre 1 000) et génèrent plus de revenus (USD 0,8 million contre USD 0,3 million).

7.    Les clubs ayant une stratégie écrite pour le football féminin ont tendance à générer des revenus plus élevés (USD 0,6 million contre USD 0,3 millions), à disposer d’un plus grand nombre d’installations pour leur équipe première, ainsi qu’à enregistrer de meilleures fréquentations (1 400 spectateurs contre 700).

8.    Les championnats qui négocient les droits de diffusion de manière exclusive génèrent, en moyenne, USD 0,7 million de revenus, contre seulement USD 0,1 million pour les autres.

9.    Dans le cadre du sponsoring, 72% des clubs ont indiqué négocier certains de leurs contrats en la matière uniquement pour leur équipe féminine. Ces clubs enregistrent en moyenne des revenus cumulés et de sponsoring plus élevés.

10.    Les clubs qui génèrent le plus de revenus (plus de USD 1 million) en obtiennent plus de la moitié via le sponsoring, tandis que la proportion est de moins d’un tiers pour les autres.

Sarai Bareman, directrice de la division du Football féminin de la FIFA, a ajouté :

« Si de nombreux clubs et championnats continuent à faire face aux répercussions de la pandémie de Covid-19, ce rapport propose néanmoins des données essentielles sur la réalité du football féminin tout en présentant les opportunités et les défis pour les joueuses, les clubs et les championnats du monde entier, sur et en dehors du terrain. À l’heure où nous façonnons l’avenir de la discipline et prenons des décisions qui affecteront les générations futures, il est essentiel de nous appuyer sur une compréhension claire de la situation actuelle. Cela implique de définir les éléments qui fonctionnent bien aujourd’hui malgré le contexte. Pour les parties prenantes concernées, le rapport est ainsi un outil important dans l’optique de ce processus décisionnel.

Les progrès déjà réalisés par le football féminin et l’engagement de la FIFA en sa faveur sont évidents, mais il reste encore beaucoup à faire, à tous les niveaux, afin d’exploiter au mieux les possibilités qui se présentent et de mettre en place un écosystème solide et durable pour l’ensemble du football féminin. »

Afin d’accéder au Rapport d’évaluation comparative de la FIFA : football féminin, veuillez cliquer ICI .