— Publié le 1 avril 2022

Une Norvégienne met les pieds dans le plat

FIFA

Il fallait s’y attendre : la question des droits humains s’est invitée au congrès de la FIFA, jeudi 31 mars à Doha. Elle a été évoquée à la tribune par l’une des rares femmes présentes parmi les délégués, Lise Klaveness, la présidente de la Fédération norvégienne de football. La dirigeante scandinave, ancienne joueuse internationale, n’a pas mâché ses mots. Après avoir rappelé que la décision d’attribuer le Mondial 2022 au Qatar avait été prise en 2010 de « manière inacceptable, avec d’inacceptables conséquences« , Lise Klaveness a poursuivi sur le même ton : « Les travailleurs migrants blessés ou les familles de ceux qui sont morts dans la préparation de la Coupe du Monde doivent être pris en compte. Il n’y a pas de place pour des employeurs qui ne veillent pas à la liberté et la sécurité des ouvriers du Mondial. Pas de place pour des dirigeants qui n’accueillent pas le football féminin. Pas de place pour des pays hôtes qui ne peuvent pas garantir légalement la sécurité et le respect des personnes LGBT+ ». Sans surprise, les deux personnalités visées sans être nommées par la Norvégienne ont tenu à répliquer. Prudent, Gianni Infantino a suggéré que, même si tout n’était pas « parfait« , le « travail qui dans d’autres pays a pris des décennies a été accompli ici en quelques années. » Quant au directeur général du comité suprême d’organisation du Mondial 2022, le Qatari Hassan Al-Thawadi, il s’est déclaré « déçu » que Lise Klaveness ait tenu ce discours sans échanger préalablement sur ces dossiers avec les autorités qatariennes.