— Publié le 12 mai 2022

Un représentant russe présent au congrès

UEFA

Plus de doute possible : la situation de dirigeant est devenue nettement plus confortable que celle d’athlète pour les citoyens russes depuis le début de l’invasion en Ukraine. Preuve en a encore été donnée cette semaine au congrès de l’UEFA à Vienne, en Autriche. Un représentant de la Russie a été autorisé à participer au rendez-vous annuel de l’instance européenne du football, mercredi 11 mai, malgré la suspension jusqu’à nouvel ordre des clubs et équipes nationales russes de toutes les compétitions internationales. Selon un porte-parole de l’UEFA, le “secrétaire général de l’Union de football de Russie (Aleksandr Alaev, ndlr) a participé au Congrès aujourd’hui à Vienne”. La veille, le président de la Fédération russe de football, Alexander Dyukov, avait pris part à la réunion du comité exécutif de l’instance. Le président de l’UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, a expliqué plus tard en conférence de presse, à propos de la décision de suspendre les clubs et équipes russes : “Nos sanctions ont été dures pour les athlètes, je suis désolé pour eux, mais dans une situation comme celle-ci, il n’y avait pas d’autres solutions. Nous verrons à l’avenir. Ce que j’espère, et ce que nous espérons tous, c’est que cette folie s’arrête le plus vite possible.” L’UEFA n’est pas la seule organisation du mouvement sportif à bannir les athlètes mais autoriser les dirigeants russes. Le CIO a montré l’exemple en “recommandant” aux fédérations internationales de suspendre les sportifs russes, mais l’instance olympique n’a pas exclu ses quatre membres, dont deux actifs (Yelena Isinbayeva et Shamil Tarpischev), portant un passeport russe.