— Publié le 29 novembre 2021

Ousmanov réélu par acclamation

Escrime

Un plébiscite. Sans la moindre surprise, Alisher Ousmanov a été réélu pour un nouveau mandat, le quatrième consécutif, à la présidence de la Fédération internationale d’escrime (FIE). Le milliardaire russe était seul candidat pour le poste suprême. En l’absence d’un rival, le congrès électif de l’instance a fait l’économie d’un scrutin. Alisher Ousmanov a été reconduit par acclamation, à l’unanimité des votants. Ancien sabreur, le Russe prolonge ainsi un bail entamé en 2008, lorsqu’il avait battu le président sortant, le Français René Roch, pour s’installer dans le bureau présidentiel. Depuis, il a été réélu sans opposition en 2012 et 2016. Avant de viser l’instance, il avait présidé la Fédération russe et la Confédération européenne d’escrime. “L’escrime est plus forte qu’elle ne l’a jamais été“, a insisté Alisher Ousmanov après sa réélection. Plus forte, mais aussi plus riche, son président milliardaire ayant régulièrement investi de sa poche depuis sa première élection après les Jeux de Pékin en 2008. Le dirigeant russe a rappelé devant les congressistes que, pour la première fois de l’histoire, les 12 épreuves de l’escrime figuraient au programme des Jeux de Tokyo 2020. Sa victoire en poche, Alisher Ousmanov a reçu les félicitations d’un autre ancien escrimeur, Thomas Bach. “Je félicite mon ami Alisher Ousmanov pour sa réélection à la présidence de la FIE, a déclaré le président du CIO. M. Ousmanov a joué un rôle déterminant dans le développement de l’escrime dans le monde entier, et je suis convaincu que sous sa direction, ce merveilleux sport olympique poursuivra son développement“. Agé de 68 ans, originaire d’Ouzbékistan, Alisher Ousmanov possède une fortune personnelle estimée à plus de 17 milliards de dollars. En décembre 2019, il en a consacré une infime partie – 8,8 millions de dollars – à l’achat lors d’une vente aux enchères à New York du Manifeste olympique original, un document de 14 pages rédigé par Pierre de Coubertin en 1892. Il en a ensuite fait don au Musée olympique de Lausanne.