La Fédération internationale des arts martiaux mixtes (FIMMA) a obtenu la reconnaissance de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA). Une étape importante pour la jeune fédération, créée en décembre, qui va désormais travailler pour renforcer la place du MMA sur le continent et développer sa coopération avec les CNO locaux. « L’ACNOA est heureuse de reconnaître la FIMMA et de la soutenir dans la réalisation des objectifs que nous partageons pour les athlètes africains, a déclaré Mustapha Berraf, président de l’ACNOA. Les athlètes de MMA de nos territoires ont déjà prouvé leur capacité à dominer le monde. (…) Nous sommes convaincus que l’avenir du MMA et de ses athlètes en Afrique est prometteur. »
« Le développement du MMA en Afrique est une priorité absolue, affirme Gordon Tang, président de la fédération. La FIMMA se réjouit d’avoir désormais l’opportunité de travailler avec tous les comités olympiques nationaux africains au développement du MMA sur leurs territoires. Et nous sommes profondément reconnaissants à l’ACNOA de nous offrir cette opportunité d’aider les athlètes africains de MMA à réaliser leur plein potentiel. » La confédération asiatique de la FIMMA, l’Asian Mixed Martial Arts Association (AMMA), avait déjà obtenu la reconnaissance du Conseil olympique asiatique. Spyros Capralos, président des Comités olympiques européens, était lui aussi présent lors de la cérémonie de la FIMMA en décembre à Athènes.
« Le fait de recréer des fédérations, ce n’est pas très rassurant, il n’y a pas de stabilité, déplorait Bertrand Amoussou, membre du board de l’IMMAF, à Francs Jeux. L’idéal serait que tout le monde se réunisse, mais ce n’est pas possible. C’est de la politique, il y a toujours des gens qui veulent créer leur propre truc. Quelqu’un qui veut vraiment développer le sport doit aller où il a le plus de chances d’exprimer son potentiel. Ce n’est pas la FIMMA, ni la GAMMA, c’est l’IMMAF. Si on veut avancer, il faut de la stabilité. »

