— Publié le 9 décembre 2022

L’IBA répond au CIO

Boxe

Le bras de fer continue entre le CIO et la Fédération internationale de boxe (IBA). Au lendemain de la réunion de la commission exécutive de l’instance olympique et de l’envoi d’un nouveau courrier insistant sur les « préoccupations » de Thomas Bach et de sa garde rapprochée, l’IBA a répondu par un long communiqué. Elle explique vouloir répondre « par les faits« . Et détaille tout à la fois la raison de ses difficultés passées et l’arsenal des réformes mises en route depuis l’arrivée aux commandes du Russe Umar Kremlev. Sur la gouvernance, la réponse de l’IBA est sans nuance : les problèmes existent, mais ils ont été hérités de l’ancienne équipe, « à savoir l’ancien président de l’AIBA, Ching-Kuo Wu, qui était membre du CIO depuis 1988, membre de la commission exécutive et candidat à la présidence du CIO en 2013. » Le message est clair : le CIO reproche à l’IBA une situation provoquée par l’un des siens. « Nous continuons à être punis pour une culture de la corruption créée et nourrie par certains individus de l’échelon supérieur du CIO« , écrit l’IBA. Même ton, et explication quasi-identique, sur la question des finances. L’IBA explique avoir épongé « une dette importante accumulée par le régime de CK Wu« . Elle pointe que la suspension des subventions du CIO l’oblige à frapper à la porte des sponsors privés. Et suggère : « Le CIO crée un problème pour chaque solution que nous apportons« . L’instance rappelle également avoir alloué plus de 8 millions de dollars en primes pour les boxeurs et boxeuses au cours des deux dernières années. Enfin, sur la question de l’arbitrage, l’IBA met en avant le travail confié sur ce dossier au juriste canadien Richard McLaren. « Ce sont les faits, conclut l’instance. L’IBA attend avec impatience de recevoir les faits du CIO sur tout ce qui n’a pas été réalisé par l’IBA. »