— Publié le 26 novembre 2021

Les athlètes gagnent du terrain

AMA

WADA-AMA

Le train des réformes est en marche à l’Agence mondiale antidopage (AMA). Réuni à Paris en mode hybride, le Conseil de sa fondation a adopté, jeudi 25 novembre, une série de changements visant notamment à donner aux athlètes une voix plus importante dans le processus de décision. Dans le détail, le comité exécutif a été élargi, avec l’ajout de deux nouveaux sièges. L’un des deux sera attribué à un représentant des athlètes. L’AMA a également approuvé la création d’un comité d’éthique indépendant. Enfin, la représentation des athlètes évolue : l’ancien comité des athlètes devient un conseil des athlètes, dont les 20 membres seront désormais tous choisis par leurs pairs, et non plus désignés par l’AMA. Un progrès ? A coup sûr. Mais plusieurs groupes d’athlètes jugent les réformes encore trop timides. Et ils le font savoir. Ils critiquent notamment le fait que le pouvoir de décision reste toujours trop concentré dans les mains du CIO, qui assure à lui seul la moitié du financement de l’AMA. “Pour être considérée comme légitime, l’AMA ne devrait être ni contrôlée ni dirigée par quiconque ayant un intérêt direct dans l’écosystème du sport“, suggère un communiqué rédigé par quatre associations d’athlètes, dont Global Athlete, un mouvement initié notamment par l’ancien pistard britannique Callum Skinner.