— Publié le 31 août 2022

Le COJO en appelle au CIO

Paris 2024

L’heure est aux économies pour le COJO Paris 2024. Profitant de la visite de la commission de coordination du CIO, conduite par le Belge Pierre-Olivier Beckers (photo ci-dessus), la ministre française des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, a demandé mardi 30 août à l’instance de “réviser les cahiers des charges un peu à la baisse“. Un discours déjà entendu à plusieurs reprises depuis le début du conflit en Ukraine, notamment chez Tony Estanguet, le président du COJO. A moins de deux ans de l’ouverture, les organisateurs parisiens doivent jongler avec l’inflation et les risques de dépassements budgétaires. Ils en appellent au CIO pour réduire le niveau d’exigence de certains secteurs de l’organisation. “Il nous faudra composer avec les effets adverses de l’inflation, a expliqué la ministre devant les membres de la commission de coordination réunis au siège du COJO à Saint-Denis. Il faudra parfois rediscuter avec vous certains cahiers des charges et voir le côté raisonnable de les réviser un petit peu à la baisse. Modérer toutes les formes de coûts et être à la chasse au “gaspi”. Il n’y a aucune place pour la bureaucratie, il n’y aucune place pour des coûts inutiles de coordination. Il faudra peut-être parfois travailler sur des optimisations, et parfois sur des optimisations de moindres recettes.” Même son de cloche chez Tony Estanguet, lui aussi déterminé à obtenir du CIO un allègement du cahier des charges. “Dans le contexte actuel, avec les crises sanitaires, économiques et géopolitiques qui s’enchaînent depuis deux ans, tenir le niveau d’ambition jusqu’au bout va être un vrai défi, a-t-il prévenu mardi 30 août. Nous allons avoir besoin de votre aide pour trouver de nouvelles sources d’optimisation et aller encore plus loin dans les économies à faire.” Comment ? Mystère. Mais Pierre-Olivier Beckers l’a promis devant le COJO et les représentants des autorités publiques, dont le nouveau préfet de police de Paris, Laurent Nunez : “Nous avons besoin de travailler de manière encore plus étroite que jamais“. La visite de la commission de coordination du CIO se termine ce mercredi 31 août.