— Published 22 May 2020

La vérité sur les AUT

Qu’on se le dise : il n’existe aucun lien significatif entre l’obtention par un sportif d’une Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), et ses chances de monter sur le podium aux Jeux olympiques. A ceux qui en doutaient, l’Agence mondiale antidopage (AMA) apporte désormais une réponse chiffrée et scientifique. Elle est contenue dans une étude, la première du genre, dévoilée jeudi 21 mai par l’organisation basée à Montréal. Selon le docteur Alain Vernec, le directeur médical de l’AMA, “la proportion de sportifs ayant une AUT valide aux Jeux Olympiques (hiver et été entre 2010 et 2018) était de moins de 1%.” L’étude conduite par l’AMA révèle que seulement 21 des 2062 médailles mises en jeu entre Vancouver 2010 et PyeongChang 2018 ont été remportées par des compétiteurs ayant bénéficié d’une AUT. L’Agence mondiale antidopage le rappelle dans son communiqué : “Le programme des AUT fait partie intégrante du sport et permet aux sportifs ayant des conditions médicales légitimes de concourir dans un cadre équitable. Il est largement accepté par les sportifs, les médecins et les différentes parties prenantes de la lutte contre le dopage, en plus d’être assorti d’un processus strict visant à prévenir les abus.”