— Publié le 16 janvier 2023

La RUSADA aggrave son cas

Russie

La Russie s’est sans doute tiré une balle dans le pied, une nouvelle fois, en décidant de ne pas sanctionner la jeune patineuse Kamila Valieva (photo ci-dessus), convaincue de dopage en décembre 2021, puis devenue bien malgré elle l’une des vedettes des Jeux d’hiver de Pékin 2022. Le compte-rendu de son audition par l’agence russe antidopage (RUSADA), longtemps tenu secret, a finalement été communiqué la semaine passée à l’Agence mondiale antidopage (AMA). Il en ressort que la RUSADA a estimé que la jeune athlète n’avait commis “aucune faute ou négligence“. Elle n’est donc l’objet d’aucune sanction, sinon l’annulation de ses résultats à la date du prélèvement, réalisé aux championnats de Russie de patinage artistique, soit le 25 décembre 2021. Parenthèse refermée ? Sûrement pas. L’AMA a annoncé son intention de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), la même juridiction qui avait autorisé Kamila Valieva à participer à l’épreuve individuelle aux Jeux de Pékin, malgré la révélation de son contrôle antidopage moins de deux mois plus tôt. Avec une telle décision de la RUSADA, il semble aujourd’hui difficile d’imaginer que l’AMA accepte de lever sa suspension de la Russie, qui a pourtant pris fin en décembre dernier. L’agence basée à Montréal avait en effet décidé de mener un examen approfondi de la situation du dopage en Russie, avant de prononcer éventuellement la réintégration de la RUSADA. Avec ce nouvel épisode du feuilleton Valieva, et un probable appel devant le TAS, l’échéance d’une levée de la suspension s’éloigne encore.