— Publié le 22 avril 2021

La France entre dans les clous

Dopage

C’est fait. Enfin. A moins de trois mois des Jeux de Tokyo, la France s’est mise en conformité avec le nouveau code mondial antidopage. Elle a fait entrer les principes du document de l’AMA dans ses textes de loi, via une ordonnance présentée mercredi 21 avril en conseil des ministres. Comme tous les autres pays, la France était censée se conformer juridiquement au nouveau code mondial antidopage, entré en vigueur le 1er janvier 2021. Il lui fallait notamment en finir du lien statutaire entre son laboratoire d’analyses, transféré au sein de l’université de Paris-Saclay, et l’Agence de lutte contre le dopage (AFLD). En vertu de l’ordonnance présentée par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, et Roxana Maracineanu, la ministre déléguée aux Sports, une “indépendance totale des laboratoires d’analyse des échantillons prélevés en et hors compétitions » sera désormais assurée. L’ordonnance prévoit également des pouvoirs d’enquête de l’AFLD « considérablement accrus en termes de recueil d’informations auprès de l’entourage des sportifs, de possibilité d’audition, avant d’engager des procédures disciplinaires, d’accès à des locaux professionnels et sportifs et d’utilisation d’identité d’emprunt sur internet ». Selon le nouveau texte, l’AFLD pourra désormais « sanctionner toute personne qui menace ou exerce des représailles à l’encontre de lanceurs d’alerte ». L’ordonnance confie aussi « de nouvelles responsabilités aux fédérations sportives » dans la lutte antidopage. Elles devront désormais « déployer les stratégies d’éducation et de prévention, à destination des sportifs et de leur encadrement, issues du plan national de prévention du dopage et des conduites dopantes piloté par le ministère chargé des Sports ».