— Publié le 10 février 2026

Transport, hôtels, nourriture... Les détails de l'empreinte carbone de l'IJF

Judo

La Fédération internationale de judo (IJF) a présenté son dernier rapport sur son impact environnemental. Une démarche transparente, qui permet de mieux orienter les efforts. Les Championnats du monde 2025, en Hongrie, ont notamment été analysés. Le transport des participants et des membres de l’IJF, pour arriver à Budapest puis en repartir, représente 49% des émissions carbone de l’événement. Pas une surprise puisque 556 athlètes de 93 pays se sont rendus sur place.

Les autres postes d’émissions sont en revanche intéressants pour adapter la stratégie de l’IJF : la consommation d’énergie des hôtels (21%), le transport pendant l’événement (11%) et les émissions liées à la nourriture (10%) sont autant de pistes sur lesquelles l’IJF peut travailler. Le Grand Prix de Paris 2025 a aussi été passé au crible. Le transport est une nouvelle fois loin devant (52% des émissions), et deux axes d’amélioration se distinguent derrière : les émissions liées à la nourriture (20%) et la consommation d’énergie des hôtels (18%).

L’enseignement est clair : s’ils veulent réduire leur impact environnemental de manière significative, l’IJF et les organisateurs doivent faire équipe avec des partenaires plus engagés en matière de durabilité dans le secteur de l’alimentation (en privilégiant les producteurs locaux et en offrant des alternatives à l’alimentation carnée, par exemple) et de l’hôtellerie (en favorisant des établissements moins énergivores dans leur fonctionnement).

Point intéressant à souligner : parmi les huit compétitions analysées depuis 2021, le Grand Prix de Paris 2025 affiche la deuxième empreinte environnementale la plus basse. Ce qui peut s’expliquer, de manière involontaire, par l’absence de concurrent océanien, mais aussi par la mise en place de dons du surplus alimentaire et d’un système avancé de recyclage des déchets sur place. L’IJF a quant à elle réduit ses propres émissions (déplacements de son staff, consommation d’énergie de ses bureaux) de 1.155 tonnes de CO2 en 2023 à 1040 tonnes en 2024.

« L’IJF a continué à traduire son engagement en actions concrètes en mesurant, comprenant et réduisant son impact environnemental, conformément aux attentes du Mouvement olympique et du Cadre des Nations Unies pour l’action climatique dans le sport, ajoute Larisa Kiss, directrice des Jeux olympiques et du Mouvement olympique pour le judo. Au-delà des données et des rapports, la véritable force du sport réside dans sa capacité à mobiliser, éduquer et inspirer les gens partout dans le monde. Grâce au judo, nous avons la responsabilité et l’opportunité de contribuer de manière significative à l’effort mondial visant à protéger notre planète. »

C’est dans cette optique que l’IJF a mis en place la certification Green Dojo et organise des actions de sensibilisation, par exemple en Brésil en marge de la COP 30, avec son ambassadeur Flavio Canto.