— Publié le 25 mai 2023

Brigitte Henriques jette l’éponge

France

Elle n’aura pas duré deux ans. Devenu en juin 2021 la première femme à présider le comité olympique français (CNOSF), Brigitte Henriques a rendu les clefs de son bureau, jeudi 25 mai, en ouverture de l’assemblée générale de l’instance. L’ancienne internationale de football, ex vice-présidente de la Fédération française de football, avait annoncé la veille au soir son intention de soumettre la poursuite de son mandat à un vote de confiance. Mais en début de réunion, elle a surpris tout le monde en annonçant sa démission. L’assemblée générale a été ouverte par un discours de la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra. Puis Brigitte Henriques a pris la parole. Elle a détaillé le bilan de son action, puis elle a expliqué qu’elle n’irait pas plus loin. Sa démission sera effective le 29 juin. L’intérim à la présidence sera assuré, en vertu des statuts du CNOSF, par la secrétaire générale, l’ancienne escrimeuse Astrid Guyart. L’élection d’un nouveau président devrait intervenir, selon un communiqué du CNOSF, « dans les trois mois à venir ». Le départ de Brigitte Henriques, devenu inéluctable selon de nombreux membres de l’instance, devrait mettre fin à une crise qui a débuté en septembre 2022 avec l’éviction de l’ancien secrétaire général, Didier Seminet. Les deux anciens alliés se sont déchirés pendant des mois, à coups de dépôts de plainte et de déclarations de plus en plus hostiles. Ces dernières semaines, le climat semblait moins troublé, mais l’entrée dans la bataille de l’ex président du CNOSF, Denis Masseglia, a relancé les hostilités. Soutien de Brigitte Henriques pendant sa campagne, puis devenu son ennemi le plus farouche, le dirigeant marseillais a annoncé la semaine passée son intention de porter plainte devant le parquet national financier (PNF) pour abus de confiance. Dans une déclaration à l’AFP, la ministre des Sports a suggéré qu’il n’y avait « pas de vainqueur aujourd’hui », mais qu’il peut y avoir « une victoire, celle du sursaut éthique et démocratique« . Amélie Oudéa-Castéra a précisé par ailleurs qu’elle attendait les membres du bureau exécutif de l’instance dès mardi 30 mai, au ministère, pour « faire le point. » A 14 mois des Jeux de Paris 2024, le CNOSF est peut-être sorti de la crise, mais il lui faut maintenant se trouver un nouveau président.