— Publié le 1 juin 2022

Anne Hidalgo chahutée au Conseil de Paris

Paris 2024

Prévisible. Pour son premier Conseil de Paris depuis son cuisant échec à l’élection présidentielle, Anne Hidalgo a été attaquée mardi 31 mai par les élus d’opposition sur sa gestion du dossier olympique et paralympique. L’Equipe rapporte qu’une saisine a été formulée par Rudolph Granier, conseiller de Paris (18e arrondissement) et membre du groupe “Changer Paris” (Républicains, Centristes et Indépendants). Elle évoque notamment les retards dans les livraisons, les changements dans la localisation des sites et la gestion des chantiers. Les élus d’opposition réaffirment leur soutien aux Jeux de Paris 2024, “mais pas de n’importe quelle façon ni à n’importe quel prix”. Rudolph Granier l’a expliqué mardi pendant la session de printemps du Conseil de Paris :Nous réclamons pour les Parisiens des Jeux transparents, bien gérés, propres et dont l’héritage leur profitera pendant de nombreuses années.” Parmi les demandes formulées, la création d’une commission ad hoc représentative des élus. Elle aurait pour mission d’étudier les dossiers relatifs aux Jeux avant la signature par Anne Hidalgo. Il est également souhaité par l’opposition que les contrats suscitant des débats soient soumis à la délibération du Conseil de Paris. Sans surprise, la requête a été refusée par l’assemblée au terme d’un vote. Mais Rudolph Granier a annoncé sa décision de saisir l’Inspection générale de la Ville de Paris (IGVP) pour une une mission de contrôle sur la gestion des Jeux olympiques et paralympiques. Au cours de la même journée de session du Conseil de Paris, Anne Hidalgo a également été attaquée par Rachida Dati, la maire Les Républicains du 7ème arrondissement. La raison : son absence prévue ce mercredi 1er juin, pour une séance de questions d’actualité. Anne Hidalgo doit en effet se rendre à Madrid, où elle a été invitée par le CIO à une visite en compagnie de Thomas Bach d’une fondation pour les athlètes réfugiés. “Oui, Paris vous ennuie. Oui, les Parisiens vous ennuient. Votre présence est aussi anecdotique que votre score à la présidentielle, 1,7 %“, a fustigé Rachida Dati.