— Publié le 22 avril 2022

Andrey Rublev monte au filet

Tennis

Prévisible. Les réactions se multiplient, dans le monde du tennis, après la décision des organisateurs du tournoi de Wimbledon de bannir les joueurs russes et biélorusses de l’édition 2022 (27 juin au 10 juillet). Premier concerné, le Russe Andrey Rublev (photo ci-dessus), actuel numéro 8 mondial, a estimé que cette exclusion était “totalement discriminatoire“. Actuellement à Belgrade, où il dispute un tournoi ATP 250, le joueur a insisté : “Cela ne va rien changer. Donner les dotations du tournoi à l’aide humanitaire, aux familles qui souffrent, aux enfants qui souffrent, ça, c’est quelque chose qui aurait un peu d’impact. Dans ce cas, le tennis serait le seul sport à donner un tel montant, et ce serait grâce à Wimbledon, qui en tirerait toute la gloire.” Pas faux. La Fédération biélorusse de tennis (FBT) s’est fendue de son côté d’un communiqué, publié jeudi 21 avril, où elle “condamne catégoriquement la décision prise par les organisateurs de Wimbledon de suspendre les joueurs biélorusses et russes. Des actes aussi destructeurs ne contribuent en rien à un règlement des conflits, mais ne font qu’inciter à la haine et à l’intolérance sur une base nationale.” L’instance ajoute réfléchir avec des cabinets juridiques internationaux à la meilleure stratégie à adopter pour “protéger, avant tout, les joueurs de tennis biélorusses dans le monde entier“.