
Photo : CNOSF.
« Le sport est un investissement d’avenir. » Le CNOSF ne cesse de le répéter : dans un contexte délicat pour les finances publiques, le sport ne doit pas passer à la trappe. Le budget 2027 prévoit cependant une baisse des moyens de 0,6 %. « À l’heure où chaque euro public compte, investir dans le sport aujourd’hui, c’est aussi éviter de payer demain — et souvent beaucoup plus cher — les conséquences de la sédentarité, de l’isolement ou du décrochage. Les études économiques l’ont documenté : 1 euro investi dans le sport peut générer jusqu’à 13 euros d’économies pour la collectivité », rappelle la présidente Amélie Oudéa-Castéra.
Dans un communiqué, le CNOSF cible plusieurs points de vigilance : les modalités du Pass Sport, dont le nombre de bénéficiaires potentiels cette année serait inférieur « d’environ 35 à 40 % à celui de 2024 » ; l’érosion progressive des conseillers techniques sportifs (24 postes supprimés cette année, 12 autres en 2027) ; les carences en équipements sportifs ; ou encore la baisse des droits TV du sport professionnel, qui font l’objet d’une taxe destinée à financer le sport français.
Le CNOSF promet de « rester pleinement mobilisé tout au long des débats parlementaires » afin de préserver l’intérêt du sport français : « Après trois années consécutives de baisse de son budget, qui aujourd’hui compte pour à peine plus de 0,10% du budget de l’Etat, le sport doit être enfin regardé comme un investissement stratégique en faveur de la santé, de l’éducation, de l’insertion et de la cohésion sociale, contribuant à rassembler les Français, à l’image de la France dans le monde mais aussi à prévenir des dépenses futures. À l’heure des choix, le CNOSF rappelle que le pays subit aujourd’hui la charge du traitement des conséquences de l’inactivité physique à hauteur de 160 milliards d’euros par an sur ses comptes sociaux et que la sédentarité lui coûte 17 milliards d’euros supplémentaires chaque année. »

