La 145e Session du CIO s’est achevée mercredi par la remise des prix Action climat 2025. Chez les fédérations internationales, c’est l’Union internationale de biathlon qui est sortie du lot avec sa stratégie ambitieuse, qui a déjà permis de réduire de 6 % ses émissions directes et indirectes. Le président de l’IBU Olle Dahlin a reçu cette récompense des mains du Prince Albert. « Ce prix témoigne du travail accompli par la famille du biathlon, non seulement en 2025, mais aussi au cours des cinq dernières années dans le cadre de notre stratégie de développement durable 2020-2030, a-t-il déclaré. Ensemble, nous avons réalisé d’excellents progrès, mais nous sommes déterminés à faire davantage pour réduire l’impact climatique du biathlon et protéger son avenir à long terme. »
Deux athlètes ont été récompensés pour leur engagement. Hugo Inglis (hockey sur gazon, Nouvelle-Zélande) a cofondé la plateforme High Impact Athletes, destinée aux athlètes souhaitant s’impliquer pour l’environnement. Elle rassemble aujourd’hui plus de 240 athlètes originaires de 35 pays, qui ont déjà levé plus de 2 millions de dollars en faveur du climat, de la santé publique et du bien-être animal. Kevin Wekesa (rugby à sept, Kenya) a également été salué pour avoir cofondé le programme Play Green, qui a permis de planter 2.300 arbres au Kenya, tout en sensibilisant les plus jeunes.
Le CNO des Pays-Bas repart lui aussi avec un prix, récompense de la stratégie qu’il a mise en place en matière de mobilité durable afin de favoriser les déplacements en véhicule électrique et en vélo. « Comme le prouvent les lauréats, la protection de notre planète peut aller de pair avec la quête d’excellence. Leur action montre l’impact que peut avoir la communauté olympique lorsqu’elle s’engage avec détermination », se félicite Kirsty Coventry. Le jury a par ailleurs tenu à adresser une mention spéciale au Comité olympique espagnol pour « son approche structurée et mesurable de la décarbonation et de la gouvernance », et à World Sailing, pour « son travail basé sur des données factuelles destiné à réduire les émissions des navires d’assistance, l’un des postes de la voile les plus gourmands en carbone ».

