En tant que sport de mer, la voile est directement confrontée aux conséquences du changement climatique. World Sailing a donc voulu marquer les esprits en lançant un projet de mesure de l’impact environnemental des bateaux des catégories olympiques. Une analyse du cycle de vie (ACV) permettra ainsi de comprendre l’empreinte totale de la production, de l’utilisation et de la fin de vie des équipements, et d’identifier les axes d’amélioration.
Les résultats seront pris en compte dans l’élaboration des règles, des normes techniques et des sélections des classes olympiques, World Sailing souhaitant que les données environnementales soient « au cœur du cadre décisionnel ». À partir de 2032, toutes les classes souhaitant être aux Jeux olympiques devront fournir une ACV.
« La voile dépend de la santé des océans, ce qui nous confère à la fois le privilège et le devoir de montrer l’exemple. Ce projet nous fournit les preuves dont nous avons besoin pour faire des choix plus intelligents, souligne Alexandra Rickham, directrice du développement durable chez World Sailing. En travaillant avec nos classes et nos fabricants, nous pouvons trouver un équilibre entre performance et responsabilité environnementale et aider l’ensemble du sport à aller de l’avant. »
Julie Duffus, responsable du développement durable au CIO, salue cette initiative. « En intégrant l’analyse du cycle de vie dans ses règles relatives aux équipements, World Sailing crée un précédent important, démontrant comment l’impact environnemental peut être pris en compte au même titre que la performance pour façonner l’avenir du sport », indique-t-elle. World Sailing estime que ces efforts se répercuteront sur l’ensemble du secteur nautique et influenceront positivement la conception des bateaux de plaisance.

