Le gouvernement français a présenté une feuille de route Environnement pour « des Jeux exemplaires et durables » dans les Alpes en 2030. Un engagement important alors que les montagnes souffrent de plus en plus des conséquences du changement climatique, et que des inquiétudes ont été exprimées sur l’impact de l’événement. Cette feuille de route a été élaborée en collaboration avec le comité d’organisation, la société de livraison des ouvrages olympiques et les deux régions hôtes. Huit enjeux sont listés :
- Émissions : optimiser les transports, accélérer les stratégies de mobilités décarbonées, engager des projets locaux de compensation carbone
- Énergie : viser l’efficacité et la sobriété énergétique, maximiser le recours aux énergies décarbonées
- Aménagement : restreindre l’artificialisation, maximiser l’usage des matériaux biosourcés, récoltés et transformés en France, penser les pratiques sportives vis-à-vis des milieux
- Écosystèmes et biodiversité : faire des Alpes un territoire pionnier en matière de préservation de la biodiversité en valorisant de manière soutenable le patrimoine naturel et le paysage local
- Alimentation : privilégier les produits sains durables et de qualité
- Eau : s’engager pour la sobriété et inscrire la consommation d’eau liée à la production de neige dans un cadre de gestion transparente et partagée
- « Une seule santé » : anticiper, mesurer et prévenir tout risque de pollution, et réduire au maximum les nuisances lumineuses et sonores
- Économie circulaire : veiller à la sobriété de consommation de matière et d’emballages, anticiper la seconde vie de l’ensemble des matériaux et objets en phase de conception
« Cette feuille de route environnementale traduit notre volonté de concilier excellence sportive, respect des territoires de montagne et exigence écologique. Elle s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Paris 2024 et démontre que le sport peut être un levier de transformation durable au service des territoires et des générations futures », explique la ministre des Sports Marina Ferrari.
« Les travaux que nous avons conduits avec l’Etat sont des piliers solides pour la stratégie durabilité du COJOP, estime son président Edgar Grospiron. Notre enjeu est clair : proposer un nouveau standard des Jeux d’hiver, qui prend en compte les enjeux environnementaux dans toutes les dimensions de l’événement. » Les objectifs de cette feuille de route seront précisés d’ici le mois d’avril 2026, puis soumis « à la consultation des instances environnementales, de la société civile et des territoires ». Des experts scientifiques seront aussi associés à la démarche.

