— Publié le 18 février 2026

Le ski-alpinisme, un petit nouveau qui n'a pas froid aux yeux

Milan-Cortina 2026 Focus

Une partie de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver s’écrira ce jeudi à Bormio : peu avant 10 heures, le ski-alpinisme fera officiellement ses débuts olympiques. Cette première journée s’ouvrira avec le sprint féminin (séries à 9h50, demi-finales à 12h55, finale à 13h55) et le sprint masculin (séries à 10h30, demi-finales à 13h25, finale à 14h15). Avec une promesse : du spectacle, du suspense et un décor de carte postale.

36 athlètes pour trois épreuves

Le ski-alpinisme a reçu l’approbation de la commission exécutive du CIO en juillet 2021. Pas anodin puisqu’il fallait remonter à Nagano 1998 pour qu’un nouveau sport arrive aux Jeux d’hiver, en l’occurrence le snowboard. Le ski-alpinisme arrive avec une riche histoire puisque des compétitions existent depuis presque un siècle. Il s’est structuré ces dernières décennies avec l’organisation des premiers Championnats du monde en 2002, en France. De plus en plus remarqué, il figurait au programme des Jeux olympiques de la Jeunesse d’hiver de Lausanne 2020. Et sa croissance s’est poursuivie. « Au moment de l’annonce de notre intégration dans le programme olympique, nous comptions 38 membres ; aujourd’hui, nous en avons 55 », souligne la présidente de l’ISMF, Regula Meier.

36 athlètes seront en lice pour cette grande première. Trois épreuves sont au programme : le sprint hommes, le sprint femmes et le relais mixte. « Depuis l’annonce de l’entrée aux Jeux, on observe une spécialisation accrue et un intérêt grandissant pour les nouvelles disciplines, ce qui a fait nettement monter le niveau », juge l’Américain Griffin Briley. « Nous bénéficions de plus d’exposition et de soutien de la part des fédérations et des CNO, c’est passionnant de faire partie de la grande famille olympique. À titre personnel, cette reconnaissance me permet maintenant de vivre de mon sport », ajoute le Belge Maximilien Drion du Chapois, confirmant déjà l’impact des Jeux.

Fun et passionnant

Le ski-alpinisme sait qu’il doit convaincre, d’autant que beaucoup d’autres sports frappent déjà à la porte des Alpes françaises 2030. Le format du sprint (610 m avec un dénivelé positif de 70 m) offrira une épreuve « fun et passionnante », promet Maximilien Drion du Chapois, avec « une montée de deux minutes » puis une descente. « On ne s’ennuie jamais, ça bouge du début à la fin », assure le Suisse Jon Kistler.

Les athlètes devront d’abord monter les pentes du Stelvio – certaines portions avec des skis équipés de peaux, d’autres sans. Des escaliers figurent au parcours, comme en cyclo-cross. Ils devront ensuite redescendre jusqu’à la ligne d’arrivée. « C’est une super piste », expliquait l’Autrichienne Sarah Dreier l’an dernier, lors de la manche de Coupe du monde organisée sur place. La partie descendante était spéciale, avec de gros virages. » L’Espagnol Oriol Cardona Coll s’attend à « beaucoup d’action » compte tenu du tracé. On ne demande qu’à être séduit.