— Publié le 4 novembre 2026

Deuxièmes JOJ pour le futsal, en attendant les Jeux olympiques ?

Dakar 2026 Focus

Photo : Dakar 2026.

Le ballon rond ne cesse jamais de tourner. Le futsal vit ses deuxièmes Jeux olympiques de la Jeunesse à Dakar 2026. Les conditions changent un peu par rapport à Buenos Aires 2018 : moins d’équipes en lice (16 contre 20) et donc moins de joueurs et de joueuses (160 contre 200). Les attentes restent en revanche les mêmes : de la vitesse, des gestes techniques et de l’intensité. Tout ce qui fait le sel de la discipline et qui lui permettra peut-être bientôt de toquer à la porte des Jeux olympiques.

« Toutes les caractéristiques d’un sport olympique »

Le futsal est encore un petit nouveau dans le paysage olympique, mais il est déjà affuté. La Coupe du monde existe depuis 1989 et tous les quatre ans, 24 nations s’affrontent pour conquérir le titre le plus convoité. L’édition 2024, organisée en Ouzbékistan, a bénéficié d’une forte couverture médiatique. Au-delà de l’aspect compétitif, environ 30 millions de personnes pratiquent le futsal selon la FIFA. Ce n’est évidemment pas un hasard si le comité d’organisation des JOJ a pris soin de l’intégrer au festival Dakar en Jeux avec un tournoi U17 à la Dakar Arena. Jusqu’au 12 novembre, le futsal a désormais l’occasion de marquer l’esprit des décideurs olympiques.

On sait, grâce aux déclarations de Juan Antonio Samaranch Jr au printemps, que la FIFA et le CIO discutent de plusieurs choses. Pour le moment, seul le football à onze est aux programme. L’avantage, c’est qu’on parle du sport numéro 1 au monde et qu’il déborde de stars, synonymes de visibilité et d’intérêt du public. L’inconvénient, c’est qu’il fait vite gonfler le nombre total d’athlètes, que le CIO souhaite réduire à l’avenir. Le futsal serait moins contraignant puisqu’il ne se joue qu’à cinq joueurs. Il ne nécessite pas non plus d’infrastructures particulièrement exigeantes.

Le football est déjà partout, toute l’année, donc on pourrait imaginer des JO sans lui (ou avec moins d’équipes), et avec le futsal. Mais le CIO ne voit peut-être pas les choses du même œil compte tenu de la popularité du beautiful game. Les prochains mois seront décisifs puisque le programme olympique est en pleine révision. Pour le moment, tout le monde a sa chance pour Brisbane 2032. « Le futsal est un sport qui a vraiment toutes les caractéristiques d’un sport olympique, estime Raphaël Reynaud, sélectionneur de l’équipe de France, pour France Info. C’est une discipline universelle, pratiquée sur les cinq continents, et qui est vraiment plébiscitée par les jeunes. En plus, les règles collent parfaitement avec les valeurs de l’olympisme [avec un système de fautes collectives]. »

« Il y a énormément de gens pratiquant le futsal dans le monde entier et ce serait génial pour tous ces amoureux de notre sport de le voir aux Jeux olympiques, confiait la Brésilienne Amandinha avant les JOJ de Buenos Aires. C’est un sport passionnant, qui instillera encore plus de passion aux Jeux olympiques. (…) Le monde entier regarde les Jeux olympiques à la télévision, et c’est ce dont le futsal a besoin pour bénéficier du même type de popularité que le football. On a déjà vu ce que les Jeux olympiques avaient fait pour le football féminin, et le futsal peut suivre le même chemin. Je suis persuadée que s’il faisait partie du programme olympique, le futsal pourrait gagner bien plus de fans dans le monde entier. » Le ballon est dans le camp du CIO.