La crédibilité est un fondement du sport, et du Mouvement olympique. D’autant plus quand des affaires comme celle des 23 nageurs chinois contrôlés positifs avant les JO de Tokyo viennent semer le trouble. Dans son habituel exercice de transparence, l’Agence internationale de contrôle a présenté le bilan de ses activités lors des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ITA, présente en Italie avec une équipe d’une vingtaine d’experts, n’a pas chômé.
63 % des athlètes testés
L’ITA a prélevé 3.053 échantillons entre le 30 janvier, jour d’ouverture du village olympique, et le 22 février, à la clôture des Jeux. En grande majorité des échantillons d’urine (2 180). Au total, 1.848 athlètes ont été contrôlés, soit 63,4 % de l’ensemble des participants. Une nette augmentation par rapport aux 55 % d’athlètes contrôlés lors des Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022. Tous les CNO engagés ont subi des contrôles. Les États-Unis, l’Italie, le Canada, la France et l’Allemagne, venus avec de larges délégations, figurent parmi les nations les plus fréquemment contrôlées.
Le hockey sur glace, le ski de fond, le biathlon, le patinage de vitesse et le ski alpin arrivent en tête des sports ayant enregistré le plus grand nombre de contrôles. La proportion de contrôles en compétition et hors compétition est à l’équilibre avec 50 % des échantillons prélevés de chaque côté. 92 % des athlètes participants ont été contrôlés au moins une fois au cours des six mois précédant les Jeux. Comme le souligne l’ITA, « les mois précédant les Jeux restent la période la plus critique pour l’efficacité des contrôles antidopage, et la mise en œuvre des recommandations relatives aux contrôles pré-Jeux par les organisations antidopage compétentes reste essentielle à la solidité globale du cadre antidopage olympique ».
L’ITA s’est appuyée sur une stratégie d’évaluation des risques menée avant les Jeux, tenant compte « des caractéristiques physiologiques de chaque discipline, des données individuelles des athlètes, des niveaux de risque spécifiques à chaque pays et des renseignements recueillis via REVEAL », la plateforme de signalement confidentielle de l’ITA. Cette approche a permis de cibler la majorité des contrôles et de renforcer l’efficacité du programme de lutte contre le dopage. Pour l’heure, aucune violation des règles antidopage n’a été constatée. Tous les échantillons prélevés ont été analysés par le laboratoire antidopage accrédité par l’Agence mondiale antidopage à Rome, et seront conservés pendant une période pouvant aller jusqu’à dix ans.

