— Publié le 17 mars 2026

Olympic GPT, une promesse de fiabilité à confirmer

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Les Jeux olympiques ont une force : pousser des gens à regarder des sports qu’ils ne connaissent pas, et même attirer l’attention de personnes qui ne sont pas particulièrement intéressées par le sport. Dès lors, comment répondre à toutes les questions que se posent les spectateurs ? Les diffuseurs assument leur rôle en demandant à leurs commentaires de faire preuve de pédagogie. Beaucoup de non-initiés se tournent aussi vers les moteurs de recherche pour trouver des réponses. C’est justement sur ce segment que le CIO a souhaité se positionner en développant « Olympic GPT ».

Douze langues pour parler au monde entier

Pour la première fois, les fans ont pu se connecter sur le site du CIO, toujours très fréquenté pendant les Jeux, et poser leurs questions à cette version olympique de la célèbre plateforme Chat GPT. Vous voulez comprendre le ski-alpinisme ? En savoir plus sur l’histoire des JO ou sur le parcours d’un athlète ? Connaître les règles de tel format d’épreuve en ski alpin ou en biathlon ? Le chatbot répond immédiatement à toutes les interrogations.

« Les tests ont montré qu’il peut supporter un trafic important. Les résultats sont vraiment très bons. Ce n’est pas 100% parfait, évidemment, mais cela fonctionne vraiment très, très bien. C’est une première tentative. Nous verrons comment cela se passe, mais nous pensons que c’est un ajout intéressant », expliquait Yiannis Exarchos, directeur général d’Olympic Broadcasting Services (OBS), mi-janvier. Douze langues sont disponibles, ce qui permet de couvrir « un peu plus de 85% de la population mondiale » et ainsi d’augmenter la portée de ce nouveau dispositif.

La promesse d’une information fiable

Spécificité du projet : cet outil, développé avec le partenaire olympique Alibaba, « est vraiment conçu pour fournir des informations très précises, impartiales et vérifiées sur tout ce qui concerne les Jeux olympiques », explique Yiannis Exarchos, souhaitant garantir un niveau élevé de fiabilité alors que l’on trouve généralement « beaucoup d’erreurs et d’inexactitudes » sur Internet. Olympic GPT repose ainsi sur la base de données du CIO, qui fait l’objet de contrôles précis. « Chaque athlète, chaque compétition, chaque statistique y figure. Et tout est correct. C’est ce qui alimente ce système, et non pas ce qui a pu être mentionné au hasard quelque part sur Internet et qui est repris par le système. »

Olympic GPT est aussi en capacité de fournir des résultats en temps réel. Avec moins de réactivité que d’autres plateformes cependant. « Les résultats apparaîtront généralement dix minutes après la fin de l’épreuve. Si vous consultez d’autres sources sur Internet, vous pouvez les obtenir au bout d’une minute. La différence est que notre système est alimenté par les résultats officiels confirmés. Ici, vous ne verrez pas de résultats qui ne sont pas tout à fait exacts. » Un gage de sérieux dans une époque où de plus en plus de fausses informations circulent.

Encore une marge de progression

Francs Jeux l’a mis à l’épreuve… avec des résultats mitigés. Le 14 février, nous lui avons demandé quel était le palmarès olympique du biathlète Eric Perrot. Une question simple, mais Olympic AI n’a pas su répondre correctement en oubliant sa victoire avec le relais mixte et sa médaille d’argent sur l’individuel. Ce n’est pas pour rien qu’il est indiqué tout en bas que « les réponses peuvent être incomplètes ou inexactes », mais certains trous dans la raquette semblaient largement évitables.

Côté face, l’assistant se montre aussi capable de fournir des informations pertinentes : quand on l’interroge sur le nombre de médailles remportées par la Suisse, il présente une liste complète avec le nom de l’athlète, le sport, l’épreuve et la date, en relevant plusieurs faits marquants. « Franjo von ALLMEN est devenu le premier skieur suisse masculin à remporter trois médailles d’or lors d’une même édition olympique d’hiver. Mathilde GREMAUD a défendu avec succès son titre olympique de slopestyle, confirmant son statut de légende du freeski. La Suisse a dominé l’épreuve de combiné alpin par équipes, avec deux paires sur le podium », énumère-t-il. Gageons que cet outil sera encore amélioré d’ici Los Angeles 2028.