— Publié le 10 février 2026

La fin d'une interminable attente pour les joueurs de la NHL

Milan-Cortina 2026 Focus

Le tournoi olympique masculin de hockey sur glace s’ouvrira mercredi à la patinoire Santagiulia. Deux rencontres au programme : l’Italie défiera la Suède, médaillée de bronze aux derniers Championnats du monde, et la Slovaquie se frottera à la Finlande. Douze équipes sont en lice pour tenter de succéder à la Finlande, sacrée pour la première fois à Pékin. La bande de Sakari Manninen a bien fait d’en profiter, car les cartes sont totalement redistribuées cette année avec le retour très attendu des joueurs de la NHL.

Sidney Crosby en tête d’affiche

Absents à PyeongChang 2018 et Pékin 2022, les joueurs de la ligue nord-américaine participent pour la première fois depuis 2014. L’annonce a été faite en 2024. Une victoire pour l’IIHF et son président Luc Tardif : les meilleurs hockeyeurs de la planète seront réunis sur la scène olympique, ce qui augure d’un tournoi d’autant plus relevé. Avoir des effectifs cinq étoiles et des stars en pagaille, c’est aussi la plus belle des publicités et un gage de visibilité auprès du public. Et, par répercussion, un gage de revenus.

Éliminé en quarts de finale en 2022, le Canada a établi une liste 100% NHL, comprenant deux champions olympiques : Sidney Crosby (38 ans) et Drew Doughty (36 ans), médaillés d’or à Vancouver et Sotchi. Les États-Unis, en quête d’une première médaille d’or depuis 1980, viendront eux aussi avec un roster bien différent de celui de Pékin, emmené par Connor Hellebuyck, le meilleur gardien de la ligue, mais aussi le défenseur Quinn Hughes et l’attaquant Clayton Keller, déjà sélectionné quatre fois pour le All-Star Game à 27 ans. Au total, 149 joueurs de la ligue ont été sélectionnés. Parmi les douze pays en lice, onze comptent au moins un joueur estampillé NHL dans leur effectif.

« Les enfants rêvent de deux choses : la Coupe Stanley et les JO »

Si l’IIHF se frotte les mains, le sentiment est au soulagement du côté des joueurs, dont certains craignaient de ne jamais voir le train s’arrêter. « L’absence de joueurs évoluant en NHL aux précédents Jeux, ça fait cogiter : on se demande si on aura une autre opportunité comme celle-ci. Certaines choses sont hors de notre contrôle, bien sûr, et certains joueurs auraient peut-être pu y participer cinq ou six fois au cours de leur carrière… », note le Canadien Sam Reinhart, qui s’apprête à découvrir les Jeux.

« J’ai toujours regardé les Jeux à la télévision. Maintenant, je vais représenter l’Allemagne et porter l’aigle sur ma poitrine, déclare l’Allemand JJ Peterka dans la Revue olympique. C’est un immense honneur. Le retour d’autant de joueurs de la NHL va élever le niveau de la compétition et ajouter une intensité incroyable sur la glace. Jouer avec et contre les meilleurs joueurs du monde, qui représentent chacun leur pays, rendra le jeu plus rapide, compétitif et imprévisible. C’est l’occasion de voir le hockey à son meilleur niveau sur la scène internationale. »

« Les enfants rêvent de deux choses : la Coupe Stanley et une médaille d’or olympique, confiait Zach Werenski, défenseur des Blue Jackets de Columbus, après sa sélection. Chaque année, vous avez la chance d’essayer de remporter la Coupe Stanley, mais les Jeux olympiques ont lieu tous les quatre ans. Dans le cas présent, cela fait 12 ans. Donc c’est en tête de ma liste en tant que joueur de hockey, participer aux Jeux olympiques. » Sidney Crosby, qui a eu le privilège de déjà participer deux fois, va dans le même sens : « Lorsque vous êtes enfant, vous rêvez de participer aux Jeux olympiques et d’y jouer au hockey. Pour l’avoir vécu, je peux vous dire que c’est vraiment à part et je pense que tout le monde est impatient. » L’entrée en lice du Canada est prévue jeudi, à 16h40, contre la Tchéquie. Les États-Unis lanceront leur tournoi le soir même, face à le Lettonie (21h10).